C'est indéniablement l'une des plus belles réussites de l'Union européenne. Et presque une histoire de générations aujourd'hui, incarnée notamment par L'Auberge espagnole, le film de Cédric Klapisch. Adopté en juin 1987, Erasmus vise à encourager la mobilité des étudiants et enseignants, notamment par des aides financières, relativement peu importantes (100 euros en moyenne par étudiant et par mois), mais souvent complétées par les régions (en fonction de leur budget). La première année, le programme ne comptait que 3 244 étudiants. En 2005, ils étaient 144 032. Soit 1 % de la population étudiante européenne, ce qui reste en deçà des ambitions européennes, a rappelé Jan Figel, chargé de l'Education à la Commission, qui a aussi demandé aux « Etats membres d'accroître le soutien qu'ils apportent à Erasmus ».
Mais le programme a largement réussi son pari. Les avis sont quasi unanimes pour louer « une ouverture au monde fantastique qui permet d'intégrer dans les études autre chose que le purement scolaire », comme le souligne Baptiste, qui a passé une année à Milan, en Italie, il y a sept ans et en a gardé des amis. « C'est vraiment comme cela que se construira l'Europe », conclut une ancienne étudiante passée par Hambourg, en Allemagne.