Des fleurs déposées devant la discothèque Reina où un homme a ouvert le feu pendant les célébrations du Nouvel An à Istanbul (Turquie). Le dernier bilan fait état de 39 morts et 65 victimes.
Des fleurs déposées devant la discothèque Reina où un homme a ouvert le feu pendant les célébrations du Nouvel An à Istanbul (Turquie). Le dernier bilan fait état de 39 morts et 65 victimes. - BULENT SELCUK BULENT/SIPA

La police turque a arrêté ce lundi huit suspects dans le cadre de l’enquête sur la fusillade qui a fait 39 morts dans une boîte de nuit huppée d’Istanbul le soir du Nouvel An, rapporte l’agence de presse Dogan.

Aucun autre détail n’était disponible au sujet de ces personnes arrêtées par des équipes de la police antiterroriste. Il s’agit des premières interpellations en lien avec les faits.

Un peu plus tôt dans la matinée, l’organisation de l’Etat islamique a revendiqué cette attaque meurtrière dans un communiqué.

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« Dans la continuité des saintes opérations menées par l’Etat islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate », est-il écrit dans le communiqué.

Une grande chasse à l’homme a été lancée dans le pays pour rattraper l’assaillant qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque.

Un homme originaire d’Asie centrale ?

Les autorités turques estimaient ce lundi, avant que l’attaque ne soit revendiquée, que l’homme était lié à Daesh et qu’il pourrait être d’Asie centrale, selon le quotidien Hürriyet.

Sans citer de source, le journal affirme que l’assaillant est soupçonné de liens avec l’EI et qu’il pourrait être kirghize ou ouzbek.

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Les enquêteurs estiment possible qu’il soit lié à la cellule qui a commis le triple attentat-suicide de l’aéroport d’Istanbul qui a fait 47 morts en juin, imputé à l’EI, poursuit Hürriyet.

Mise en garde

Le quotidien ajoute que les services de police et de renseignement ont reçu des informations concernant le risque d’une attaque de l’EI le soir du Nouvel An dans plusieurs villes de Turquie. De nombreuses arrestations et perquisitions ont ainsi eu lieu tout au long du mois de décembre pour tenter de prévenir un tel attentat.

Dans un autre article du journal, le chroniqueur Abdulkadir Selvi écrit que la Turquie a reçu une mise en garde des services de renseignement américains le 30 décembre à propos d’une attaque terroriste à Istanbul ou Ankara la nuit de la Saint-Sylvestre.

Cependant, le lieu de l’attaque n’était pas spécifié dans cette mise en garde, précise l’article.

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