Le dalaï-lama défie la Chine sur sa succession

8 contributions
Publié le 28 novembre 2007.

La bataille pour la succession du dalaï-lama a commencé. Le chef spirituel des bouddhistes tibétains, 72 ans, a défié la Chine hier en affirmant que s'il devait mourir en exil, « [sa] réincarnation se fera[it] en dehors du Tibet ».

Mais les autorités chinoises ne l'entendent pas de cette oreille. Elles souhaitent un successeur consensuel qui ne revendique pas, comme le dalaï-lama, l'autonomie du Tibet, sous contrôle de la Chine depuis 1950. Pour être sûr de garder la main, Pékin a imposé une nouvelle loi en septembre : toute décision sur la réincarnation d'un bouddha vivant tibétain devra être soumise à l'approbation des autorités chinoises. L'enjeu est très politique : en imposant « son » dalaï-lama, la Chine pourrait porter un coup fatal à la cause du Tibet libre. Et, même si le dalaï-lama choisit son successeur de son vivant, « Pékin nommera bien entendu quelqu'un d'autre », a affirmé le dignitaire religieux, Prix Nobel de la paix 1989. Résultat, « il y aurait deux dalaï-lamas, un "vrai" et un "faux"», souligne Claude Levenson, spécialiste du Tibet. Mais ce temps n'est pas encore venu. « D'après mes examens médicaux, j'en ai encore pour quelques décennies », plaisante le dalaï-lama.

Faustine Vincent - ©2007 20 minutes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr