PROCHE-ORIENT - Moscou propose de poursuivre les efforts d'Annapolis en Russie...
La conférence de paix d'Annapolis aux Etats-Unis n'a pas commencé qu'elle montre déjà des signes d'essoufflement. Même si
l'enjeu, après sept années d'impasse complète, n'est pas de trouver un règlement israélo-palestinien mais de permettre l'ouverture de premières négociations de paix.
Israéliens et Palestiniens ne sont ainsi pas parvenus à rédiger un document commun qui doit servir de base aux futures négociations au terme d'une nouvelle rencontre lundi à Washington. «Il reste du travail à faire et des efforts sont déployés mais jusqu'à présent nous ne sommes pas parvenus à un accord», a déclaré le négociateur palestinien, Ahmed Qoreï, à l'issue d'une rencontre avec la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni. «Des difficultés existent toujours», a-t-il souligné, indiquant que les discussions doivent se poursuivre. mais il n'a pas précisé quand.
Moscou veut poursuivre l'effort d'Annapolis
La Russie s'est dite toutefois prête mardi à organiser une réunion sur la question israélo-palestinienne et sur les volets syrien et libanais à Moscou. «Si les parties, je veux dire Israël, la Palestine et la Ligue arabe, sont favorables à ce que Moscou devienne le lieu pour poursuivre le travail, nous serons ravis d'accueillir les délégations et d'assurer les conditions de travail», a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères.
Sur le terrain, les radicaux des deux bords ont réaffirmé lundi leur opposition au processus de paix. Les islamistes palestiniens du Hamas, qui ont pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, ont rejeté par avance les conclusions d'Annapolis et prévenu qu'ils ne se sentiraient liés par aucune de ses décisions. De leur côté, plusieurs milliers de colons se sont rassemblés lundi soir à Jérusalem pour dénoncer à l'avance toute concession territoriale en Cisjordanie ou à Jérusalem-est.