Mort de Fidel Castro: En Floride, les exilés cubains clament leur joie après la mort du guérillero

REACTIONS A l’annonce de la mort du « Lider Maximo », des milliers d’exilés cubains réfugiés aux Etats-Unis sont descendus exprimer leur joie dans les rues de Miami…

20 Minutes avec AFP

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Des milliers d'exilés cubains sont descendus dans les rues de Miami pour fêter la mort de Fidel Castro.

Des milliers d'exilés cubains sont descendus dans les rues de Miami pour fêter la mort de Fidel Castro. — David Santiago/AP/SIPA

Alors que plusieurs figures politiques ont salué la mémoire d’un grand révolutionnaire, d’autres ont décidé d’exprimer leur joie après la l’annonce de la mort de Fidel Castro. Plusieurs milliers de personnes d’origine cubaine sont descendus dans les rues de Miami, pour fêter la disparition de celui qui a dirigé Cuba d’une main de fer pendant près de 49 ans.

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En 1980, Fidel Castro a notamment autorisé le départ de près de 125 000 cubains candidats à l’exil aux Etats-Unis pour fuir la pauvreté et les persécutions. Ce sont ces immigrés, leurs enfants et leurs petits-enfants qui ont envahi les rues de Hialeah et de Little Havana, les quartiers cubains de Miami, en arborant le drapeau cubain et en criant « Cuba lire » (Cuba est libre) ou « Fidel tiranno ! Llevate tu hermano ! » (Fidel tyrant ! Emmène ton frère avec toi !).

« C’est triste de se réjouir de la mort de quelqu’un, mais en fait cette personne n’aurait jamais dû naître », déclare Pablo Arencibia, un enseignant de 67 ans exilé depuis 20 ans descendu dans la rue pour fêter la nouvelle. « C’était un criminel, un assassin et un homme misérable, ajoute Hugo Ribas, 78 ans. Toute sa famille est criminelle ».

« Fidel tyrant ! Emmène ton frère avec toi ! »

La représentante républicaine Ileana Ros-Lehtinen, elle-même d’origine cubaine et connue pour ses critiques régulières du régime castriste, est apparue à la télévision pour défendre ces manifestations. Mais selon elle, il ne s’agit pas de se réjouir de la mort d’un individu mais de célébrer « une opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre de la liberté ».

La mort de Fidel Castro ne devrait cependant pas changer radicalement la donne à Cuba où son frère, Raul Castro, a assuré la continuité du régime en lui succédant officiellement au pouvoir en 2008. Deux ans après le rapprochement historique entre le régime castriste et les Etats-Unis, la situation économique reste très difficile sur l’île. Donald Trump a même promis lors de sa campagne qu’il reviendrait sur certains engagements pris par Barack Obama à l’égard du régime cubain.

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Raul Castro a annoncé que, conformément à ses dernières volontés, son frère serait incinéré ce samedi 26 novembre avant qu’une procession ne traverse Cuba pendant quatre jours avec les cendres du Lider Maximo. Ses funérailles auront ensuite lieu le 4 décembre à Santiago de Cuba dans le sud de l'île qui observera neuf jours de deuil national.