Michelle Obama lors de la convention du parti démocrate, le 25 juillet 2016, à Philadelphie.
Michelle Obama lors de la convention du parti démocrate, le 25 juillet 2016, à Philadelphie. - Ron Sachs/CNP/AdMedia/SIPA

Les propos ont provoqué l’indignation générale. Alors que la polémique enflait depuis quarante-huit heures, la maire d’une petite ville américaine a été contrainte de démissionner, mardi, pour avoir cautionné un message publié par une employée municipale sur Facebook qui comparait Michelle Obama à « un singe en talons ».

L’auteure de la remarque raciste, Pamela Taylor, était la directrice d’une agence pour le développement urbain du comté de Clay, en Virginie-Occidentale. Elle a été démise de ses fonctions lundi.

« J’en avais marre de voir un singe en talons »

Sur sa page Facebook personnelle, elle a écrit : « Cela sera un changement rafraîchissant d’avoir une First Lady classe et digne à la Maison-Blanche. J’en avais marre de voir un singe en talons. » La maire de Clay, Beverly Whaling, a alors répondu dans les commentaires : « Vous avez ensoleillé ma journée, Pam » (« Just made my day, Pam »).

L’élue a d’abord essayé de jouer la carte de la mauvaise interprétation, déclarant : « Je faisais référence au changement à la Maison-Blanche. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas raciste. »

Une pétition a été lancée dans la foulée pour demander sa démission, et la patronne des démocrates du comté, Belinda Biafore, a présenté ses excuses à Michelle Obama au nom de tous les habitants de Virginie-Occidentale. On rappellera la réponse préférée de la First Lady : « When they go low, we go high ! » (« Quand ils vont dans le caniveau, on s’élève »).

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