Artillerie irakienne entre Makhmour et Qayyarah à 70 km au sud de Mossoul.
Artillerie irakienne entre Makhmour et Qayyarah à 70 km au sud de Mossoul. - Laurence Geai/SIPA

C’est un bilan effrayant. Au moins 232 personnes ont été massacrées par le groupe État islamique cette semaine, près de Mossoul (Irak), alors que les troupes irakiennes s’approchaient de cette ville, a déclaré ce vendredi à Genève un porte-parole de l’ONU. Des informations ont fait état d'« exécution par balles mercredi », a indiqué la porte-parole du Haut-commissariat pour les droits de l’homme, Ravina Shamdasani. Parmi les victimes, a-t-elle ajouté, « figurent 190 anciens officiers de sécurité irakiens ».

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Ces informations « ont été corroborées dans la mesure du possible », a-t-elle ajouté, soulignant que le nombre total de personnes tuées pourrait être supérieur.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées

La porte-parole a indiqué que les tueries sous forme d’exécutions ont eu lieu alors que l’EI met en place sa stratégie consistant à forcer les habitants des régions proches de Mossoul, à se regrouper dans la ville, dernier bastion de l’EI en Irak. Le Haut-commissariat pour les droits de l’homme a ajouté que les djihadistes voulaient utiliser ces personnes comme des « boucliers humains », dans la bataille de Mossoul contre les troupes d’élite irakiennes soutenues par les États-Unis.

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Le groupe État islamique « a forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers dans certains districts autour de Mossoul », a déclaré la porte-parole. Parmi leurs victimes figurent des civils qui ont refusé de quitter leurs foyers et des personnes ayant travaillé pour les forces de sécurité du gouvernement irakien.

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