BELGIQUE - La presse francophone s'indigne du coup de force flamand, la presse néerlandophone applaudit…
Après plus de 150 jours de crise politique grave, il ne fallait pas s’attendre à une grande unanimité des médias belges, au lendemain du vote sur l’arrondissement BHV. La presse francophone belge s'indigne jeudi du «coup de force» flamand au parlement, tandis que la presse néerlandophone s'en félicite.
Côté wallon
«Les Flamands ont osé», titre
le journal populaire francophone «La Dernière Heure». Les deux grands quotidiens d'opinion, «Le Soir» et «La Libre Belgique» dénoncent sur leur une «la loi du plus fort».
«Sous le coup de 14h30 ce 7 novembre, une certaine idée de la Belgique est morte. C'en est fini de ce pays où le compromis était érigé en institution»,
écrit «Le Soir».
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Fini le compromis à la belge? Pas si sûr pourtant, car à entendre l'ensemble des journaux des deux grandes communautés linguistiques du pays, non seulement le pays peut survivre mais la coalition dite de l'«orange bleue» (d'après la couleur des partis impliqués) que l'homme fort de la Flandre, Yves Leterme, s'évertue à former, «n'est», comme le constate Le Soir, «que suspendue».
Côté flamand
«Leterme survit au clash sur BHV» titre ainsi l'influent quotidien économique flamand «De Tijd». «L'orange bleue passe et poursuit son chemin», assure «De Standaard».
Le quotidien socialiste «De Morgen», comme «Het Belang van Limburg» et «Het Nieuwsblad» sont aussi surpris que le projet de coalition libérale/chrétienne-démocrate ait «survécu à un vote des Flamands contre les francophones».
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«L'impensable s'est produit, sans nuire apparemment à la cohésion des partenaires gouvernementaux de l'orange bleue», constate «De Standaard».
Seule insatisfaction côté flamand, celle du journal au plus fort tirage, le populaire «Het Laatste Nieuws», qui doute que la cause flamande ait vraiment progressé, le vote n'ayant pas d'effet immédiat.
P. K. (avec AFP)
Contexte Les députés flamands ont voté mercredi une proposition de loi qui priverait les 120.000 francophones de la périphérie bruxelloise du droit de voter pour des candidats de même langue dans la capitale.