EUROPE - Début des négociations entre la Commission et le gouvernement français...
Et si bientôt les Français pouvaient jouer ailleurs qu’au PMU ou à la Française des Jeux? Ce serait la conclusion logique du dialogue entamé mardi entre
le commissaire européen au marché intérieur Charlie Mc Creevy et le secrétaire d’Etat au budget Eric Woerth.
Dans le viseur de la commission, le monopole historique de la Française des Jeux et du PMU, contraire à la «libre circulation des services», selon la Commission européenne. «Nous nous sommes mis d'accord sur un calendrier de discussions», a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui espère un accord en mars.
«Ouverture maîtrisée»
«La France est prête à aller vers une ouverture maîtrisée de son système de jeux», a expliqué Eric Woerth, autorité de tutelle du PMU et de la Française des Jeux.
La France refuse par exemple qu'un opérateur autorisé dans un Etat membre puisse automatiquement travailler dans les autres (la «reconnaissance mutuelle») et insiste sur «la spécificité de la filière hippique» française, financée en partie par le PMU.
Un soulagement sans doute pour
Petter Nylander, patron suédois d’Unibet, arrêté à Amsterdam le 22 octobre sur mandat français, depuis extradé, mis en examen et libéré sous contrôle judiciaire.