Le quartier de Karrada après l'attentat le 3 juillet 2016.
Le quartier de Karrada après l'attentat le 3 juillet 2016. - SABAH ARAR/AFP

Le nombre de victimes n’était pas définitif, et il s’est encore alourdi. L’attentat qui a frappé Bagdad le 3 juillet, l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’Irak, a fait 323 morts, a affirmé la ministre de la Santé Adila Hamoud. Les deux tiers doivent encore être identifiés.

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Ce jour-là, une attaque suicide au minibus piégé, revendiquée par Daesh, avait secoué le quartier majoritairement chiite et animé de Karrada, dans le centre de la capitale, détruisant des bâtiments et provoquant d’énormes incendies peu avant la fin du ramadan. Le ministère de la Santé avait alors fait état d’un bilan de 292 morts.

208 victimes restent à identifier

« Cent-quinze martyrs ont été identifiés par leurs familles juste après l’explosion », a-t-elle dit. Mais l’identification de 208 autres victimes, dont les corps ont été brûlés, n’a pas pu être réalisée et nécessite des analyses ADN, a-t-elle ajouté. L’attentat a provoqué la colère des Irakiens face aux délais d’identification et à l’incapacité du gouvernement à protéger les populations civiles.

Daesh s’est emparé en 2014 de larges pans du territoire irakien mais a depuis perdu du terrain au profit des forces gouvernementales, soutenues par les frappes de la coalition internationale sous commandement américain. Malgré ses revers, le groupe ultraradical sunnite a continué à commettre des attentats sanglants visant notamment la communauté chiite, majoritaire en Irak, qu’il considère comme hérétique.

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