VIDEO. Allemagne: Un réfugié syrien fait exploser une bombe devant un restaurant

ATTENTAT Deux jours après la fusillade de Munich, un demandeur d’asile est mort dans l’explosion de sa bombe, qui a aussi blessé 12 personnes, dont trois grièvement...

20 Minutes avec AFP

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Un officier des forces spéciales allemandes à Ansbach où un Syrien s'est fait exploser le 25 juillet 2016.

Un officier des forces spéciales allemandes à Ansbach où un Syrien s'est fait exploser le 25 juillet 2016. — Matthias Schrader/AP/SIPA

Nouveau drame, quelques jours seulement après la fusillade de Munich… Un réfugié syrien de 27 ans a péri dimanche soir dans l’explosion qu’il a provoquée près d’un festival de musique à Ansbach, dans le sud de l’Allemagne. L’attentat a aussi fait 12 blessés, dont trois grièvement.

« Il s’agit malheureusement d’un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l’inquiétude des gens », a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann, venu sur les lieux de l’explosion.

Un attentat islamiste « pas exclu »

Le demandeur d’asile est mort dans l’explosion de sa bombe. Les secours ont tenté en vain de le ranimer. Le ministre a expliqué que les autorités cherchaient à vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste. « On ne peut pas exclure que ce soit le cas », a-t-il dit.

Le fait qu’il ait voulu attenter à la vie d’autrui plaide en faveur de cette hypothèse, a-t-il ajouté. Le directeur adjoint de la police d’Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d'« indices » selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l’explosif.

Antécédents psychiatriques

L’auteur de l’attentat, dont la demande d’asile avait été rejetée il y a un an, avait l’intention d'« empêcher » la tenue du festival de musique pop en plein air auquel participaient plus de 2 500 personnes dans la ville, selon Joachim Hermann. Il a essayé d’entrer sur les lieux mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d’entrée.

La bombe a détoné peu après vers 22 h devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival. Le Syrien, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et avait séjourné dans une clinique psychiatrique, selon le ministre, qui a précisé ne pas savoir si l’homme était aussi animé d’intentions suicidaires.