Le recours aux mères porteuses est désormais autorisé au Portugal. Le Parlement du pays a en effet adopté mercredi la version corrigée d’une loi autorisant le recours à la gestation pour autrui ( GPA).

Sous la pression du chef de l’Etat, Marcelo Rebelo de Sousa, qui avait mis son veto à un premier texte approuvé le 13 mai, le texte réécrit introduit des garanties visant à protéger les droits de la mère porteuse et de l’enfant à naître qu’elle est censée mettre au monde pour le compte de tiers.

Limité aux cas d’infertilité féminine

Approuvé à une courte majorité, la nouvelle loi, que le président va « évidemment promulguer », selons ses dires, limite le recours à des mères porteuses aux cas d’infertilité féminine liés notamment à l’absence ou au dysfonctionnement de l’utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

La loi impose ainsi un contrat écrit entre les parties concernées et précise notamment les dispositions à prendre en cas de malformation du fœtus ou d’une éventuelle interruption volontaire de grossesse (IVG).

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Cette décision risque cependant d’irriter l’Eglise catholique portugaise, qui avait condamné en mai la loi sur les mères porteuses. Prônant plutôt le recours à l’adoption, elle avait jugé cette pratique « contraire à la civilisation » chrétienne.

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