VIDEO. Convention républicaine: Souris et tais-toi, l'interview surréaliste de Donald Trump et de son colistier

ETATS-UNIS La paire Trump-Pence était l'invitée de l'émission «60 Minutes», dimanche...

P.B.

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Le candidat républicain Donald Trump et son colistier Mike Pence, le 17 juillet 2016, sur CBS.

Le candidat républicain Donald Trump et son colistier Mike Pence, le 17 juillet 2016, sur CBS. — 60 MINUTES

On savait déjà via l’analyse d’un psychologue que Donald Trump était un « narcissique » à l’ego démesuré. Il l’a encore prouvé dimanche soir, pour sa première interview aux côtés de son colistier Mike Pence, dans l’émission 60 Minutes. Après avoir déjà fait de Chris Christie son larbin, l'envoyant lui chercher à manger, selon les rumeurs, on a pu voir sa vision du couple présidentiel : souris et tais-toi.

En l’espace de 21 minutes, Trump a interrompu le gouverneur de l’Indiana à cinq reprises, répondu à sa place à de nombreuses questions, parlé de lui à la troisième personne comme s’il n’était pas là et s'est régulièrement lancé des fleurs. Pence, lui, a passé son temps à hocher la tête et à sourire, tentant de glisser ici et là que Donald Trump est « un homme formidable ». « Pensez-vous que Donald Trump va trop loin parfois ? », demande la journaliste à Pence. « Tu peux dire oui, c’est ok », autorise Trump. Les parodies de Saturday Night Live devraient s’en donner à cœur joie.

Pence « a le droit de faire une erreur », pas Clinton

Sur le fond, il a juré qu’il déclarerait la guerre à Daesh, mais « sans envoyer beaucoup de troupes », en s’appuyant sur l’Otan, pour une stratégie qui ne semble donc pas radicalement différente de celle d'Obama, avec les Etats-Unis actuellement à la tête d'une coalition de 10 pays.

Trump s’est enfin pris les pieds dans le tapis de la guerre en Irak, à laquelle il a « toujours été opposé » (dans la pratique, il a attendu plus d’un an, quand il était clair que le conflit tournait au fiasco, pour se positionner). Le milliardaire s’en est pris à Hillary Clinton, attaquant son sens de l’analyse. « Mais votre colistier a aussi voté pour » la guerre, relève la journaliste. « Je m’en moque », répond Trump. « Il a le droit de faire une erreur de temps en temps. » « Mais pas Hillary ? » « Non, pas elle, c’est différent. »