SOCIAL - L’ONG Care et le roi de Suède ont attiré l’attention sur les liens...
Le changement climatique est partout. Après avoir valu un Prix Nobel à l’ex-vice président des Etats-Unis
Al Gore vendredi dernier, il s’impose comme préoccupation majeure lors de la
Journée internationale de la pauvreté ce mercredi.
L’ONG Care inquiète
L'ONG
Care a ainsi mis l'accent sur ses «conséquences dramatiques» sur les populations les plus pauvres. «Ces trois derniers mois,
de graves inondations sans précédent ont sévi en Afrique et Asie», rappelle l'ONG dans un communiqué. «Près de 30 pays et environ 70 millions de personnes ont été sévèrement affectés et une fois encore, ces catastrophes ont eu un impact disproportionné sur les populations les plus vulnérables».
«Quand on demande aux populations les plus pauvres avec lesquelles nous travaillons quels sont les plus gros risques auxquels elles sont confrontées, elles listent les précipitations accrues, les sécheresses plus longues et les inondations croissantes», explique Olivier Braunsteffer, directeur des programmes de Care France.
Et de rappeler que le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (PICC), lui aussi nobélisé avec Gore, prévoit par exemple une réduction de moitié de la production alimentaire en Afrique d'ici à 2020 en raison des effets des changements climatiques.
Le roi de Suède aussi
Le roi Carl XVI Gustaf de Suède a également tiré la sonnette d'alarme mercredi sur le changement climatique devant la conférence générale de l'
Unesco à Paris. «La dégradation environnementale est un frein à la croissance économique et accroît la pauvreté», a affirmé à la tribune le souverain suédois.
Lutter contre «l'antagonisme entre croissance économique et réduction de la pauvreté d'une part, et mesures de protection de l'environnement de l'autre» est «le défi que nous devons relever aujourd'hui», a-t-il ajouté.
C. F. avec AFP