La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a estimé mardi que le désaveu du socialiste Claude Allègre à son égard allait "peut être l'aider" vis-à-vis des enseignants.
La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a estimé mardi que le désaveu du socialiste Claude Allègre à son égard allait "peut être l'aider" vis-à-vis des enseignants. - Stéphane de Sakutin AFP/Archives

«La climatologie n'est pas une discipline, ça n'existe pas.» Après l’attribution du prix Nobel de la paix à l'Américain Al Gore et au panel de l'ONU sur le climat (Giec), l'ancien ministre socialiste et médaille d'or du CNRS Claude Allègre rue dans les brancards.

A propos du réchauffement climatique, reconnu comme une réalité par l'ensemble de la communauté internationale, le chercheur a déclaré «qu'on ne peut pas vraiment le prévoir, c'est tout. Je pense que le travail qui a été fait n'est pas bon», a-t-il ajouté à propos des travaux du Giec. «Les choses sont en train changer sur le plan international. Des tas de gens qui étaient dans le Giec commencent à douter», a ajouté ce géologue de formation.

«Un truc politique»

«Le nombre de conneries qui sont racontées dans le film d'Al Gore ! Ca c'est de la politique, c'est pour intervenir dans la politique américaine, c'est scandaleux!", a encore estimé Claude Allègre qui se dit «complètement indifférent» à la décision du jury du Nobel.

«Il y a une élection présidentielle aux Etats-Unis, on sait bien que Gore aurait envie de se présenter, selon l'ancien ministre de l'Education. Je pense que Gore racontant que la mer va monter de 6 mètres, c'est se foutre de la tête du monde.»

Pour Claude Allègre, le prix Nobel de la paix est un «truc politique». «Pour moi, ce n'est pas un prix Nobel. Ca ne veut rien dire.»

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