ETATS-UNIS - Trois rendez-vous sont inscrits à leur agenda cette semaine...
Après
l'accord a minima du G8 en juin dernier, trois rendez-vous consacrés au réchauffement climatique sont de nouveau
inscrits à l'agenda des dirigeants de la planète cette semaine aux Etats-Unis, où l'attention se portera avant tout sur la manière dont Washington entend concrétiser sa promesse d'endosser un rôle majeur face à ce défi.
Le
premier rendez-vous est fixé lundi au
siège new-yorkais de l'ONU, où, en marge de la 62e Assemblée générale, Ban Ki-moon a convoqué une réunion de haut niveau sur les changements climatiques à laquelle participeront 81 chefs d'Etat et de gouvernement. Le secrétaire général des Nations unies la présente comme un «événement informel» mais en attend un «message politique ferme» dans la perspective de la Conférence de l'Onu sur les changements climatiques prévue en décembre (du 3 au 14) à Bali.
«Il faut progresser rapidement et parvenir à un accord décisif d'ici à 2009 afin qu'il puisse entrer en vigueur d'ici à la fin 2012», a-t-il déclaré. «Il ne faut pas laisser un vide se créer après l'expiration du
Protocole de Kyoto.» Harlan Watson, principal négociateur de l'administration Bush pour les questions liées au climat, estime que l'heure est venue de dépasser le stade des discussions pour tenter de définir un mode d'action.
Le président américain ne participera pas à la réunion onusienne, mais dînera avec Ban lundi soir avant d'assister,
jeudi et vendredi au département d'Etat à
Washington, à une nouvelle réunion consacrée à la question. Seront présentes cette fois les grandes puissances économiques.
Entre l'Onu et Washington, la fondation de l'ancien président
Bill Clinton a intercalé une autre conférence de haut rang sur le climat, étalée
entre mercredi et vendredi. L'objectif de cette initiative veut briser les barrières politiques partisanes est de faire échanger entre eux des industriels, des responsables politiques, des universitaires et des acteurs du mouvement des ONG.
Que ce soit à l'Onu, à New York ou à Washington, l'attitude des Etats-Unis sera étroitement observée par les acteurs de la lutte contre le changement climatique. «A moins que les Etats-Unis ne décident d'être un acteur majeur et engagé de ce dossier, et ne prennent des engagements très spécifiques à la hauteur de cette ambition, le reste du monde restera pour l'essentiel caché dans les jupes des Etats-Unis à ne rien faire», souligne Tim Wirth, de la Fondation des Nations unies.
C. F. avec AFP
Enjeux La question centrale demeure la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment les rejets de dioxyde de carbone par les centrales thermiques et le secteur des transports. Mais pour parvenir à ce résultat, la communauté internationale se divise entre les partisans d'objectifs chiffrés et obligatoires - c'est la logique du protocole de Kyoto - et les avocats d'une approche volontaire, «aspirationnelle» selon le néologisme en vogue à la Maison blanche.