C'est la plus sérieuse épreuve de force pour le régime du généralissime Than Shwe. En faisant pour la première fois jonction avec la dirigeante de l'opposition Aung San Suu Kyi, les moines ont montré qu'ils étaient déterminés. Et l'absence de réaction violente semble indiquer que les autorités cherchent une issue pacifique à la crise, contrairement à la répression sanglante de 1988. Selon Aung Naing Oo, un expert birman exilé en Thaïlande, « le régime est conscient que s'il disperse violemment les manifestations, cela donnera des munitions aux Etats-Unis pour dénoncer la Birmanie », alors que l'Assemblée générale annuelle de l'ONU s'ouvre demain à New York.