Ce nouvel attentat révèle le climat de violence qui règne à Beyrouth, alors que l'élection présidentielle doit débuter mardi. Or, au Liban, ce sont les députés qui élisent le président. Le chef du Parlement, Nabih Berri, a donc convoqué les 128 députés qui désigneront le successeur du prosyrien Emile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre. L'élection peut avoir lieu jusqu'à cette date. Un délai qui promet des semaines de pourparlers.
Mais dans les faits, cela fait déjà plusieurs mois que les députés, divisés entre pro et antisyriens, s'écharpent sur la question. A tel point que pour certains observateurs, il n'est pas improbable que majorité et opposition ne trouvent aucun compromis et qu'au final se mettent en place deux gouvernements, comme à la fin de la guerre civile (1975-1990).