Florence Hartmann présentant son livre "Paix et châtiment" le 13 novembre 2007 à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).
Florence Hartmann présentant son livre "Paix et châtiment" le 13 novembre 2007 à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). - Hidajet Delic/AP/SIPA

« Elle est en train de préparer ses affaires ». L’ancienne porte-parole du procureur du TPIY, la Française Florence Hartmann, a été libérée ce mardi, a déclaré son avocat Guénaël Mettraux sur RTL.

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Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) avait auparavant annoncé, dans un communiqué, la mise en liberté provisoire « aussi vite que possible » de Florence Hartmann, qui avait été arrêtée jeudi pour outrage.

Placée au centre de détention du tribunal

Florence Hartmann, 53 ans, avait été interpellée par les gardes du TPIY alors qu’elle était venue assister au prononcé du jugement contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic. Elle avait alors été placée au centre de détention du tribunal.

« Elle se réjouit de retrouver ses enfants et sa famille et de discuter avec nous des mesures à prendre avec nous pour la suite », a-t-il ajouté.

Condamnée pour outrage à la cour en 2009

Porte-parole du procureur général du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006, Florence Hartmann avait été condamnée pour outrage à la cour en 2009 pour avoir évoqué dans un livre, Paix et Châtiment, deux décisions confidentielles du tribunal.

La condamnation prononcée en 2009 par le TPIY avait été confirmée en appel en 2011 mais Florence Hartmann, ancienne correspondante du journal français Le Monde dans les Balkans, avait refusé de payer une amende de 7.000 euros.

Les juges avaient alors décidé d’une condamnation à sept jours de prison et demandé aux autorités françaises d’arrêter et de transférer l’ancienne journaliste à La Haye, ce que Paris avait refusé.

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