Rassemblement place de la Bourse à Bruxelles, le 25 mars 2016, quelques jours après les attentats.
Rassemblement place de la Bourse à Bruxelles, le 25 mars 2016, quelques jours après les attentats. - SIPA

La peur a semble-t-il gagné cette manche. Les organisateurs de la « marche contre la peur » prévue dimanche à Bruxelles après les attentats ont préféré annuler le rassemblement. Les autorités belges avaient appelé plus tôt ce samedi la population à ne pas y participer. Le motif invoqué étant la sécurité.

« La sécurité des citoyens est une priorité absolue »

« Vu le niveau 3 [sur une échelle de 4] de la menace qui reste maintenu, vu les enquêtes en cours (…) et étant donné la mobilisation et la capacité policière sur le terrain (…), nous voulons inviter les citoyens à ne pas manifester demain [dimanche] », a déclaré lors d’une conférence de presse le maire de Bruxelles Yvan Mayeur. Il a invité la population à « reporter la manifestation à dans quelques semaines ».

« Nous invitons les gens à ne pas participer à cette manifestation demain », a appuyé le ministre de l’Intérieur Jan Jambon, qui a aussi invoqué des raisons « de sécurité », la police étant déjà très sollicitée.

« La sécurité des citoyens est une priorité absolue. Dès lors, nous rejoignons totalement les autorités dans cette proposition de report à une date ultérieure, ont expliqué les organisateurs de la marche. Nous demandons donc, à notre tour, aux citoyens de ne pas venir ce dimanche à Bruxelles. »

« Mettre en avant le “vivre ensemble” »

Cette « marche contre la peur » devait s’élancer dimanche après-midi de la place de la Bourse, au cœur de Bruxelles, après un nouveau « rassemblement citoyen » pour, selon les organisateurs, « mettre en avant le “vivre ensemble” et la solidarité » et « montrer à ceux qui veulent nous mettre à genoux que nous resterons debout ».

« Cette semaine, nous, citoyens belges, avons été attaqués dans notre mode de vie, nos habitudes, nos droits, notre liberté. Le premier réflexe est de se replier sur soi mais dans un second temps la peur doit faire place à l’espoir et à la défense de nos valeurs », avaient-ils expliqué dans un communiqué diffusé ce samedi matin.

Ainsi, après une minute de silence en hommages aux victimes et à leurs proches, une « prise de parole citoyenne » était prévue avant « une minute ou plus de vacarme/brouhaha général » afin de montrer que « la Belgique fait du bruit, toujours debout ! ».

Interdiction en France après le 13 novembre

En France, l’interdiction de manifester sur la voie publique avait été appliquée dans plusieurs départements et villes, dont Paris, au lendemain des attentats du 13 novembre. Plusieurs rassemblements s’étaient toutefois créés spontanément.

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