La plage de Grand Bassam en Côte d'Ivoire cible d'un attentat terroriste, le 13 mars 2016.
La plage de Grand Bassam en Côte d'Ivoire cible d'un attentat terroriste, le 13 mars 2016. - ISSOUF SANOGO / AFP

L’enquête se poursuit en Côte d’Ivoire après l’attaque djihadiste du 13 mars, qui a fait 19 morts à Grand-Bassam, une station balnéaire ivoirienne très prisée.

Quinze personnes ont été arrêtées et le principal suspect est activement recherché, ont annoncé ce mardi le procureur d’Abidjan et le ministre de l’Intérieur.

Un suspect reconnu par des témoins

« A ce jour, quinze personnes ont été interpellées », a déclaré le procureur d’Abidjan Richard Adou lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre ivoirien de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Le ministre a annoncé le lancement d’un « avis de recherche contre Kounta Dallah », qui « semble avoir organisé et fait exécuter tout ce qui s’est passé à Bassam », sans toutefois révéler sa nationalité.

Kounta Dallah « a été reconnu par certains témoins. Le recoupement de certains instruments techniques montre bien qu’il était sur les lieux qu’il a quittés à un moment donné », a assuré Hamed Bakayoko, soulignant « n’avoir aucun doute » sur le suspect.

La justice qui a présenté la photo du principal suspect a également montré des clichés de trois Kalachnikov, de plusieurs chargeurs, de grenades, de cagoules, d’un véhicule de type 4x4 et d’une Mercedes qui ont été retrouvés sur le lieu de l’attaque.

Retour sur les faits

A Grand-Bassam, le 13 mars, trois assaillants avaient remonté la plage puis attaqué plusieurs restaurants en tirant au hasard, tuant 19 personnes : 11 Ivoiriens dont trois membres des forces spéciales, une Nigériane, quatre Français, une Allemande, une Macédonienne et un Libanais.

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque perpétrée en réponse à l’opération antidjihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. La Côte d’Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d’Aqmi aux autorités maliennes.

>> A lire aussi : En frappant en Côte d'Ivoire, Aqmi dit avoir visé la France

Les enquêteurs ivoiriens bénéficient du soutien du « vice-procureur du pôle antiterroriste de Paris et d’une dizaine d’officiers de police judiciaire français », a annoncé le procureur. Les Etats-Unis et l’Allemagne participent également aux investigations.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé des mesures draconiennes à leurs frontières.

Mots-clés :