Attentats à Bruxelles: #StopIslam, «patrouille des quartiers musulmans»... L'islamophobie repart de plus belle

REACTIONS Sur le Web et chez les politiques, la récupération n'a pas tardé après les attaques qui ont fait plusieurs dizaines de morts en Belgique, mardi...

P.B.

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Le candidat du parti Républicain à l'élection présidentielle Donald Trump en Floride le 15 mars 2016

Le candidat du parti Républicain à l'élection présidentielle Donald Trump en Floride le 15 mars 2016 — RHONA WISE AFP

Comme après Charlie Hebdo, comme après les attaques de Paris ou de San Bernardino, les attentats qui ont frappé Bruxelles, mardi, exacerbent l’islamophobie, à la fois sur Twitter et chez les politiques.

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Mardi soir, le hashtag #StopIslam était dans le top 10 des tendances France. Mesurer l’ampleur réelle du phénomène est cependant compliqué, alors que de nombreux tweets dénoncent le mot-dièse.

Certains revendiquent leur islamophobie. « Le musulman modéré d’aujourd’hui est le kamikaze de demain », écrit un internaute anglophone. « #StopIslam, Parce que ce sont toujours les mêmes qui tuent », tweete une Française, avec une photo de plusieurs terroristes (elle a depuis effacé son message).

Mais d’autres internautes dénoncent cet amalgame. « Si on suit ce raisonnement les musulmans sont tous des terroristes et les Allemands sont tous des nazis, c’est exactement pareil », écrit l’un. « Arrêtez de confondre une religion et le terrorisme », renchérit une autre, appelant à faire la promotion du hashtag #stopterrorism à la place.

Donald Trump et Ted Cruz en rajoutent une couche

Aux Etats-Unis, les candidats républicains n’ont pas mis longtemps avant de se lancer dans la récupération politique. L’ultraconservateur Ted Cruz a renouvelé son appel à mettre en pause l’accueil de réfugiés. « Nous devons autoriser les forces de l’ordre à patrouiller et à sécuriser les quartiers musulmans avant qu’ils ne se radicalisent », a-t-il suggéré. Il a encore critiqué Obama, déclarant : « Nous avons besoin d’un président qui mette de côté le politiquement correct. Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle leçon sur l’islamophobie. »

Donald Trump, qui avait récemment déclaré que « l’Islam nous hait », a réaffirmé mardi qu’il était favorable à la légalisation de la torture pour interroger les terroristes présumés. Il conclut : « Il y a 20 ans, Bruxelles était une ville magique. Maintenant, c’est un camp armé. Nous devons agir pour éviter que cela se produise » aux Etats-Unis.