Des migrants brandissent des dessins alors que l'UE et la Turquie sont en négociation  à Bruxelles à propos des migrants, le 18 mars 2016 à la frontière macédo-grecque Idomeni.
Des migrants brandissent des dessins alors que l'UE et la Turquie sont en négociation à Bruxelles à propos des migrants, le 18 mars 2016 à la frontière macédo-grecque Idomeni. - Boris Grdanoski/AP/SIPA

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  • Les Etats membres de l’Union Européenne ainsi que la Turquie ont trouvé un accord sur la question des migrants.
  • Selon cet accord, tous les migrants arrivant dans les îles grecques à compter de dimanche seront renvoyés vers la Turquie. 
  • En échange, les Européens acceptent d'accélérer la libéralisation des visas pour les ressortissants turcs, de relancer les négociations d'adhésion en ouvrant un nouveau chapitre (sur les finances et le budget).

  • Ils accordent une nouvelle aide financière à la Turquie, qui doublerait l'aide de 3 milliards déjà promise pour améliorer le quotidien des 2,7 millions de Syriens réfugiés en Turquie.

  • Ils s'engagent aussi, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, à «réinstaller» dans l'UE un autre Syrien depuis la Turquie. Ce dispositif serait dans un premier temps plafonné à 72.000 places offertes en Europe.


>> Ce live se termine. Merci de l'avoir suivi sur 20 Minutes

>> Par ici, retrouvez l'essentiel de l'accord conclu entre l'Union européenne et la Turquie


19h55: «L'accord de la honte», selon la Fédération internationale des droits de l'Homme

«Au lieu d'élaborer d'une politique migratoire cohérente, globale (...), les dirigeants européens ont décidé de troquer les migrants et la dignité des demandeurs d'asile à des fins politiques égoïstes à court terme. Un tel cynisme est méprisable », a dénoncé dans un communiqué (en anglais) Karim Lahidji, président de la FIDH. 

 


19h45: Pour Les Républicains, «il fallait trouver un accord avec la Turquie, les Européens ont préféré céder à son chantage»

Le parti Les Républicains fustige l'accord du jour, qualifié d'«accord de dupes», estime le porte-parole Europe du mouvement, Philippe Juvin. «La contrepartie de l'accord est exorbitant: des milliards, la relance du processus d'adhésion de la Turquie, et un faux retour des migrants vers la Turquie (...)», écrit-il dans un communiqué ce vendredi soir. «En cédant à ce chantage, l'Europe accepte que désormais Monsieur Erdogan puisse jouer du robinet des réfugiés quand bon lui semblera. Et il ne va pas se priver dès qu'une critique européenne lui déplaira. Nous avons montré notre faiblesse et nous n'avons pas fini de le regretter», déplore-t-il encore. 


19h35: Le risque est de transformer la Grèce «en immense camp de demandeurs d'asile» pour France Terre d'asile

Pour Pierre Henry, le directeur général de France Terre d'asile, «l'Union européenne ne sort pas grandie de ce nouveau sommet». Il a souligné le risque d'ouverture de nouvelles routes migratoires. «C'est un grand classique: vous fermez une porte, une autre s'ouvre», a-t-il estimé. «Ce sont les passeurs qui sortent grands vainqueurs de l'opération», a-t-il ajouté.


19h32: «C'est un énorme renoncement» pour le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti)

Selon Claire Rodier du Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), l'accord conclu est «un énorme renoncement», car «à supposer qu'il y ait un examen individuel, on s'appuie sur le fait que la Turquie est un pays sûr pour les demandeurs d'asile. Or c'est faux car Ankara n'a pas ratifié les textes de la convention de Genève» en matière de protection des réfugiés. De plus «la Grèce n'est absolument pas en capacité de faire des examens conformes au droit international», selon elle.


19h30:  Amnesty International France «consternée» par l'accord 

Les organisations françaises d'aide aux demandeurs d'asile se sont dites «consternées» par l'accord conclu. Elles jugent que l'Union européenne n'en sortait «pas grandie». «On est complètement consternés», a assuré à l'AFP Jean-François Dubost, chargé des questions de réfugiés à Amnesty International France, en dénonçant «une vision de plombier» de dirigeants européens «obnubilés par l'idée de couper les flux».

L'annonce d'un calendrier aussi serré vise selon François Dubost à «créer un choc» mais cela risque de se faire «au détriment du respect des droits». «On donne l'illusion aux opinions qu'on peut arrêter le flux et que dès dimanche les migrants illégaux seront renvoyés en Turquie», a-t-il ajouté. Mais «il y a quand même une exigence de non-refoulement, d'examen individuel des situations», et «tout cela va prendre beaucoup plus de temps qu'on ne le laisse penser».


19h20: «L'accord n'est pas une solution miracle, mais une partie de la stratégie globale» 

Pour le président du Conseil européen Donald Tusk, l'accord noué aujourd'hui «n'est pas une solution miracle, mais une partie de la stratégie globale de l'UE sur les migrations», estime-t-il sur Twitter. 

 


19h06: En Turquie, l'accord critiqué par l'opposition

L’accord entre l’Union européenne et Ankara est critiqué par les responsables de l’opposition turque, rapporte le correspondant de Libération en Turquie. «Cet accord est contraire à la Charte des droits fondamentaux de l’Europe. Ainsi, L’Union européenne ne respecte pas ses propres valeurs et ses propres règles», a déclaré  Kemal Kilicdaroglu, chef de la principale formation d’opposition, le CHP, selon le journaliste.


18h50: Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy se félicite de l'accord

Sur Twitter, le chef conservateur du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est réjoui de l'accord «raisonnable» conclu ce vendredi entre l'UE et la Turquie, afin de trouver «une réponse efficace» au drame des migrants. 

 


18h46: La Bulgarie se prépare à renforcer ses frontières

Un important dispositif de forces de sécurité bulgares a été déployé vendredi à la frontière avec la Macédoine, dans le cadre d'un exercice conjoint destiné à pouvoir répondre à un afflux subit de migrants, a annoncé le ministère bulgare de la Défense. Plusieurs milliers de migrants restent en effet bloqués à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne. La Bulgarie craint un afflux massif de migrants après la fermeture de «la route des Balkans» qui passait par la Grèce, la Macédoine et la Serbie, dont elle restait à l'écart.

>> A lire aussi: Idomeni, le cauchemar «made in Europe» pour les milliers d'enfants réfugiés, de notre reporter en Grèce


18h36: François Hollande a quitté le sommet européen pour suivre les évolutions de l'opération de police à Molenbeek

Le chef de l'Etat François Hollande a quitté le sommet européen sur les migrants après que l'accord crucial conclu entre l'UE et la Turquie, et a rejoint les bureaux du Premier ministre belge Charles Michel pour suivre l'évolution de la l'opération de police à Molenbeek. Il a été photographié avec le Premier ministre belge dans un cliché relayé par le compte de l'Elysée sur Twitter. 

 


17h52: Pour le Premier ministre turc, c'est «un jour historique»

Après avoir conclu un accord avec les représentants de l'Union européenne, le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu a estimé que c'est «un jour historique». «C'est un jour historique parce que nous avons atteint un accord très important entre la Turquie et l'UE», a déclaré Ahmet Davutoglu, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. «Nous avons réalisé que la Turquie et l'UE ont le même destin, les mêmes défis et le même avenir», a-t-il ajouté.


17h41 : Qu’ont négocié précisément l’UE et la Turquie ?

Renvoi de tous les migrants, le «un pour un», la libéralisation des visas, une aide financière et la relance de l’adhésion à l’UE sont les thèmes de cet accord…

>> A lire : L’essentiel de l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie par ici


17h30: Le Premier ministre belge quitte le sommet sur les migrants après l'opération à Molenbeek

Charles Michel, le Premier ministre belge, a quitté précipitamment le sommet sur les migrants à Bruxelles après le déclenchement de l'opération policière à Molenbeek, rapporte France info. Selon la radio, le Premier ministre belge a précisé aux journalistes que «vu les circonstances», il ne pouvait pas assurer sa conférence de presse après l'accord trouvé entre l'Union européenne et la Turquie.

>> Suivre le live de 20 Minutes sur l'opération en cours à Molenbeek, en Belgique, par ici


17h20: Ce qu'ont accordé les Européens aux Turcs

En échange de la coopération accrue de la Turquie dans le dossier migratoire, les Européens ont accepté d'accélérer la libéralisation des visas pour les ressortissants turcs, de relancer les négociations d'adhésion en ouvrant un nouveau chapitre (sur les finances et le budget). Ils ont également accepté, sous conditions, d'accorder une nouvelle aide financière à la Turquie, qui doublerait l'aide de 3 milliards déjà promise pour améliorer le quotidien des 2,7 millions de Syriens réfugiés en Turquie. Les Européens s'engagent aussi, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, à «réinstaller» dans l'UE un autre Syrien depuis la Turquie. Ce dispositif serait dans un premier temps plafonné à 72.000 places offertes en Europe.


17h10: Un «accord unanime» entre l'UE et la Turquie, annonce le président du Conseil européen, Donald Tusk

Les 28 pays membres de l'UE ont conclu vendredi un accord crucial avec Ankara au terme duquel tous les migrants arrivant dans les îles grecques à compter de dimanche seront renvoyés vers la Turquie, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk, sur Twitter. 

 


15h30: Tous les migrants illégaux seront renvoyés en Turquie

Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a confirmé ce vendredi sur Twitter qu’à compter du 20 mars tous les migrants illégaux arrivés sur les côtes grecques depuis la Turquie seront renvoyés vers ce pays.

 


15h15: L’UE approuve un accord avec la Turquie

Selon le Premier ministre finlandais, les 28 sont parvenus à un accord avec la Turquie pour limiter l’afflux de migrants en Grèce et en Europe.

 


14h50: Dès le 20 mars, les migrants illégaux pourraient être renvoyés vers la Turquie

Si l'accord avec Ankara est approuvé par les 28 pays de l'UE, la frontière entre la Grèce et la Turquie pourrait être fermée à compter du 20 mars, indique un journaliste de l'AFP à Bruxelles. Dès minuit, les migrants illégaux seraient alors renvoyés en Turquie.

Un journaliste sur place détaille les points-clés actuellement examinés par les 28. D'acord, ce projet d'accord (pas encore adopté) prévoit que le principe de non-renfoulement doit être respecté et qu'il n'y aura pas d'expulsions collectives. «Tous les migrants arrivant après cette date seront renvoyés, bien sûr après un traitement individuel» de leur cas, a indiqué une source diplomatique européenne.

Ensuite, le déblocage de l'aide financière de l'UE à la Turquie doit également être accéléré.

 


14h40: Tusk recommande aux 28 de valider un nouvel accord avec la Turquie

Selon une source européenne, le président du Conseil de l’UE Donald Tusk recommande aux 28 Etats membres de valider un nouvel accord avec la Turquie.

Un nouveau projet d'accord, agréé ce vendredi par Ankara, est actuellement examiné par les 28. 

 


14h09 Le conseil européen a commencé

 


14h  Le ministre grec de l'Intérieur Panagiotis Kouroublis qualifie le camp de réfugiés d'Idomeni «de Dachau des temps modernes»

«Je n'hésite pas à dire que (Idomeni) est le Dachau des temps modernes, le résultat de la logique des frontières fermées», a lancé le ministre grec de l'Intérieur ce vendredi lors d'une visite à ce camp situé à la frontière avec la Macédoine. Au moins 12.000 réfugiés dont de nombreuses familles s'entassent depuis des jours, dans des conditions sordides, dans ce camp et ses alentours.


13h54 Dernière ligne droite avant les conclusions

Le porte-parole du président du Conseil européen vient d'annoncer la fin de la rencontre bilatérale et la réunion des 28 Etats membres en vue de la présentation des conclusions de ce sommet.

 


13h30 Et pendant ce temps, des Syriens continuent à traverser la méditerranée au péril de leur vie...

Le correspondant de Channel 4 News vient de publier sur son compte Twitter ces deux vidéos d'une frêle embarcation transportant 20 hommes, 5 femmes et 15 enfants entre la Turquie et le Grèce.

 


13h00: « Ces négociations n'ont rien à voir avec les droits des réfugiés. Les Etats s'en fichent ! »

Notre envoyée spéciale en Grèce a rencontré Yunus Muhammadi, réfugié afghan installé en Grèce depuis plus de dix ans, et président de l’association Greek Forum fo Refugees, l’une des organisations les plus impliquées dans la gestion de la crise actuelle.

A quelques de l’annonce des détails de l’accord final prévue ce vendredi, il lui a fait part de ses doutes et ses craintes quant à la situation des milliers de personnes coincées en Grèce.

>> Crise des migrants: « Ces négociations n'ont rien à voir avec les droits des réfugiés. Les Etats s'en fichent ! »

 


12h50: Plusieurs naufrages de migrants en provenance de la Libye

Selon le site Euractiv, les chefs d’Etat français, britannique, italien, espagnol et allemand se concertent actuellement à propos de la Libye.

Plusieurs milliers de migrants venus des côtes libyennes ont été secourus en trois jours en Méditerranée, faisant planer le spectre d’un nouveau front dans la crise des migrants en Europe. La fermeture de la route des Balkans et du chemin entre la Turquie et la Grèce risque d’intensifier les tentatives de migration à partir de ce pays.

« Si l’on ne règle pas la source des difficultés, on aura toujours de graves problèmes de migration. La crise pourrait notamment venir de Libye, notamment à l’été » a souligné François Hollande jeudi.


12h20: La CNCDH dénonce un « échange d’êtres humains »

La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a dénoncé « avec vigueur » ce vendredi le projet d’accord entre l’UE et la Turquie pour stopper l’afflux des migrants, y voyant un « échange d’êtres humains, contraire à la dignité humaine ».

La Commission s’inquiète notamment du risque d’expulsions collectives et d’une violation du principe de non-refoulement, « principe cardinal garanti par la Convention de Genève ».

Ce projet d’accord « viole les droits garantis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention européenne des droits de l’Homme, et la Charte des droits fondamentaux », estimedans un communiqué l’institution, composée de 64 représentants d’associations, de syndicats, et personnalités qualifiées.


11h57: Et c'est reparti...

La pause technique est finie, les discussions entre l'UE et la Turquie ont repris à Bruxelles.

 


11h40: Ça risque de traîner un peu en longueur…

Selon le porte-parole du Conseil de l’Union européenne, les discussions bilatérales entre l’UE et la Turquie débutées ce vendredi matin, ont été suspendues pour des raisons « techniques ». Elles reprendront « un peu plus tard »…

 


11h20: Erdogan s'indigne de l'attitude de l'Europe envers les rebelles kurdes

Le président truc Recep Tayyip Erdogan a pressé ce vendredi l'UE d'abandonner sa complaisance pour les rebelles kurdes, cinq jours après un attentat suicide meurtrier à Ankara revendiqué par un groupe kurde. «Il n'y a pas de raison que la bombe qui a explosé à Ankara (...) n'explose par un jour dans une autre ville en Europe», a-t-il déclaré. «Malgré cette réalité, les pays Européens ne font pas attention, comme s'ils dansaient dans un champ de mines».

Les propos de l'homme fort de Turquie interviennent alors que son Premier ministre Ahmet Davutoglu se trouve à Bruxelles pour négocier avec l'Union européenne un plan d'action sur les migrants.

 

Pendant ce temps, des militants kurdes manifestent devant le Conseil de l'UE à Bruxelles selon des journalistes sur place.

 


10h34: La Hongrie envisage de fermer ses centres d’accueil de migrants

Cela pourrait être un signal très négatif au moment où les dirigeants de l’UE doivent présenter ce vendredi à la Turquie leur «position commune» sur la gestion de la crise migratoire. La Hongrie pourrait fermer ses centres pour migrants, a annoncé le gouvernement. «Le gouvernement a autorisé le ministre de l’Intérieur, Sandor Pinter, à fermer les centres d’accueil hongrois», a indiqué ce vendredi le cabinet du Premier ministre conservateur Viktor Orban dans un communiqué. Le ministre «devra examiner s’ils seront encore nécessaires à l’avenir».

Cela serait un nouveau signal fort de l’opposition de ce pays à l’accueil de réfugiés. Il y aurait environ 1.600 réfugiés hébergés en Hongrie selon l’ONG Comité d’Helsinki (au 1er mars 2016).


10h16: Pour Lagarde, « Hollande doit opposer son veto » à l’accord avec la Turquie

Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), désapprouve les négociations en cours entre l’UE et la Turquie, Etat qu’il accuse d’avoir des « relations troubles avec Daech » et de « faire chanter l’Union européenne en utilisant des millions de pauvres gens qui veulent échapper à la mort et aux barbares de Daech en les lâchant sur les routes européennes ».

« Ce qui se passe est scandaleux. François Hollande commet une faute et même un crime contre l’esprit européen. Il doit opposer son veto à l’ouverture de négociations avec la Turquie », a-t-il déclaré.

« Ce n’est pas un Etat qui respecte les règles démocratiques. Et si l’Union européenne va se vautrer avec un Etat qui se comporte de cette façon, qui est censé être notre allié et qui en réalité joue contre nous (…) alors l’UE se suicide, elle tue le projet européen et François Hollande porte une grave responsabilité ».


10h05: Petit-déjeuner entre Juncker, Tusk, Davotuglu et Rutte

Pour rappel, le président du Conseil européen Donald Tusk, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et son homologue turc Ahmet Davutoglu sont en plein petit-déjeuner de discussion concernant les entre l’Union européenne et la Turquie sur la crise des migrants.

 


9h50: Ankara optimiste sur l'issue des négociations

«L'UE et la Turquie ont le même objectif: aider les régugiés syriens (...) Aujourd'hui nous allons continuer nos consultations avec les dirigeants européens et je suis sûr que nous allons atteindre notre objectif d'aider les réfugiés, ainsi que d'approfondir nos relations», a déclaré ce vendredi le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu .


9h35: Idomeni, le cauchemar « made in Europe » pour les milliers d’enfants réfugiés

Tandis que les 28 poursuivent leurs négociations pour tenter de trouver des solutions à la crise migratoire, nous vous proposons de lire le reportage de notre envoyée spéciale à Idomeni. En Grèce depuis une semaine pour couvrir la crise des migrants, notre reporter se trouve depuis plusieurs jours près de la frontière macédonienne où des milliers de migrants attendent dans l’espoir de poursuivre leur exode vers le nord de l’Europe. Un reportage à lire par ici.


9h15: Pas de «marchandage» pour la Turquie

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a averti ce vendredi les dirigeants de l'UE que la question des réfugiés n'était «pas un marchandage» pour son pays, à son arrivée à une réunion à Bruxelles censée aboutir à un accord pour stopper l'afflux de migrants.

«C'est une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes», a-t-il dit à des journalistes.


6h20: Rencontre prévue ce matin entre Donald Tusk et le Premier ministre turc

Les dirigeants de l'UE doivent présenter vendredi matin à la Turquie leur «position commune», fixée dans la nuit après de laborieuses tractations, pour sceller enfin un accord censé mettre un coup d'arrêt à l'afflux de migrants vers l'Europe.


3h32: Retrouvez le reportage de notre envoyée spéciale au camp d'Idomeni

20 Minutes vous permet de suivre la situation en direct sur la crise des migrants, à la fois à Bruxelles et en Grèce:

>> Grèce: «Il faut arrêter de jouer avec le désespoir des réfugiés»

 


2h30: Hollande ne «peut pas garantir une issue heureuse» des discussions

«Je ne peux pas vous garantir qu'il y aura une conclusion heureuse (des discussions) qui serait souhaitable pour les réfugiés, l'Europe et la Turquie», a dit le chef de l'Etat français à l'issue de la première journée d'un sommet européen. Les 28 Etats membres de l'UE, «même s'il y a eu des interprétations, des conditions, des éléments de clarification qui ont été demandés, ont agréé une proposition qui va être maintenant discutée avec la Turquie», a-t-il encore indiqué. Celle-ci doit être présentée vendredi matin à Bruxelles au Premier minitre turc Ahmet Davutoglu.


1h30: Une «position commune» européenne, pas un accord formel

Il «n'y a pas d'accord formel» entre Européens, a nuancé une source européenne, mais «une position commune» avec des «lignes rouges» à ne pas franchir.

 


0h27: Les 28 s'accordent sur une «position commune» à présenter à la Turquie

Les dirigeants des 28 pays de l'UE ont finalisé une «position commune» pour un accord avec la Turquie censé stopper l'afflux de migrants vers l'Europe, a annoncé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. Il y a un «accord sur une position de l'UE», et le président du Conseil européen Donald Tusk «la présentera au Premier ministre turc avant notre conseil européen» vendredi matin, a-t-il indiqué.

 


21:57 : Donald Tusk se dit prudent

« Je suis prudemment optimiste, mais pour parler franchement, je suis plus prudent qu’optimiste », a déclaré le président du Conseil européen au sujet d’un accord sur la question des migrants.


20:38 : ONG et citoyens grecs se substituent à l'Etat au port du Pirée

Depuis une semaine, près de 3 000 réfugiés attendent dans les terminaux du port du Pirée, dans l’espoir de voir rouvrir la frontière macédonienne. Retrouvez le reportage de notre envoyée spéciale sur place, juste ici.


19h00 : Dernière image d'Idomeni

A part le beau temps, pas grand chose n'est susceptible d'égayer les journées des migrants du camp d'Idomeni...

 


18h25 : Tout le monde ne souhaite pas forcément que la réunion de solde par un accord

C’est le cas du Premier ministre belge, Charles Michel, qui a déclaré cet après-midi préféré qu’il n’y ait pas d’accord, plutôt qu’un mauvais accord. « La Turquie demande beaucoup, et je n’accepte pas une négociation qui ressemble parfois à une forme de chantage », a-t-il déclaré sur la RTBF. « Nous allons être très fermes, très déterminés à défendre les intérêts européens », a-t-il ajouté.

 


18h15 : Idomeni, toujours...

Dans le camp de réfugiés grec, beaucoup de gens n'ont plus grand chose pour (sur)vivre, comme en témoigne cette photo prise par notre envoyée spéciale.

 


18h00 : Réunions préalables entre Hollande, Merkel et Tsipras puis Porochenko

Les discussions se sont déroulées en début d'après-midi, dans la capitale belge. 

 


17h50 : Le « un pour un » décrié par les ONG

Au centre du possible accord UE-Turquie, la politique du « un pour un », c’est-à-dire un réfugié syrien en règle contre un migrant illégal, suscite la colère de nombreuses ONG, qui jugent la mesure immorale. « Cet accord organise un troc d’êtres humains qui conditionne les chiffres de la réinstallation au nombre d’expulsions de personnes ayant risqué leur vie », prévient l’association France Terre d'Asile.


17h40 : Idomeni, encore…

Nouvelle photo de notre envoyée spéciale en Grèce, à Idomeni, dont le camp cristallise toutes les problématiques de la crise des migrants.

 


17h30 : François Hollande veut «un accord global»

Comme les autres chefs d'états, le président français s'est exprimé à son arrivée à Bruxelles. «La Turquie accueille beaucoup de réfugiés», et jouera un rôle «essentiel» pour que le retour sur son territoire des migrants qui ont rejoint illégalement la Grèce ait effectivement lieu, a-t-il déclaré. Ankara doit cependant apporter selon lui des «garanties» sur ce qu'elle «prétend organiser» pour permettre ces retours. De la même manière, a-t-il relevé, il faudra «veiller» au respect du droit d'asile pour ces migrants.«Je veux un accord global», a terminé François Hollande.


17h10 : Angela Merkel mesurément optimiste quant aux chances de trouver un accord

« Je rejoins l’évaluation du président du Conseil (européen) qui parle d’optimisme prudent en insistant sur le mot prudent », a-t-elle fait savoir, avant d’ajouter qu’il y a « encore beaucoup de choses à régler, des discussions intenses nous attendent. »


17h00 : Dans le camp d’Idomeni, en Grèce…

Notre reporter Hélène Sergent est en Grèce depuis le début de la semaine, notamment dans le camp d’Idomeni, où les conditions de vie des réfugiés et migrants sont extrêmement précaires.

 


16h40 : Chypre espère un compromis

Chypre, à classer du côté des états les plus hostiles à une négociation avec la Turquie, estime tout de même qu’un « compromis » est possible sur l’accord UE-Turquie. « Il y a des obstacles, mais j’espère qu’il y aura un compromis durant les délibérations qui vont suivre », a déclaré le président chypriote, Nicos Anastasiades avant l’ouverture du sommet de Bruxelles.


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