Nicolas Sarkozy, sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 4 février 2016.
Nicolas Sarkozy, sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 4 février 2016. - AFP

A sa demande, l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy sera reçu lundi prochain par le pape François, a indiqué ce mercredi le Vatican.

Il sera reçu en compagnie de son épouse Carla Bruni, comme l’indiquait l’hebdomadaire français Paris Match.

Une première rencontre

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, n’a encore jamais rencontré le pape argentin. En 2014, déjà, l’ancien chef de l’Etat avait cherché en vain à être reçu par François, élu un an plus tôt.

« Il sera reçu en audience privée », a indiqué le porte-parole adjoint du Vatican, Greg Burke, sans donner d’autres détails.

Une rencontre profitable pour Nicolas Sarkozy ?

Engagé dans la bataille à droite en vue des prochaines élections présidentielles, bien qu’il n’ait toujours pas officialisé sa candidature à la primaire, Nicolas Sarkozy sait qu’une rencontre avec ce pape populaire peut être profitable. D’autant que certains milieux catholiques lui ont récemment reproché de revenir sur ses engagements concernant l’abrogation de la loi sur le « mariage pour tous ».

Le pontife argentin a reçu récemment d’autres figures militantes françaises, comme la chef de file de « l’Avenir pour tous », Frigide Barjot, et des membres des « Poissons roses », mouvement de catholiques progressistes affiliés au Parti Socialiste.

Un siège vide

Lors de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy avait rencontré au Vatican Benoît XVI une première fois le 20 décembre 2007 et une deuxième fois le 8 octobre 2010.

Le président François Hollande a effectué une seule visite au Vatican, le 24 janvier 2014.

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Les relations entre la France et le Saint-Siège sont marquées par diverses attentes et malentendus. L’épiscopat français n’a toujours pas confirmation d’un voyage en France du pape, qui était été envisagé pour 2015 puis pour 2016, mais ne s’est jamais concrétisé. L’ambassade de France près le Saint-Siège est sans titulaire depuis plus d’un an, le Vatican n’ayant pas donné son agrément au candidat de l’Elysée, Laurent Stefanini, un diplomate chevronné, catholique pratiquant et homosexuel.

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