Face à face entre des pro et des anti-Trump à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 10 mars 2016.
Face à face entre des pro et des anti-Trump à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 10 mars 2016. - C.ARBOGAST/SIPA/AP

La rumeur a couru une bonne partie de la journée, lundi. Mais finalement, les autorités, qui cherchaient à déterminer si Donald Trump avait incité les violences lors d'un meeting à Fayetteville, en Caroline du Nord, la semaine dernière, ont décidé de ne pas donner suite. «Les preuves examinées ne sont pas suffisantes pour une inculpation», a indiqué l'avocat du bureau du shérif de Cumberland County, Ronnie Mitchell.

Un supporteur de Donald Trump, John McGraw, a frappé le manifestant Rakeem Jones d’un violent coup de coude à la tête. Arrêté à son domicile le lendemain, il a été inculpé« d’agression, voies de fait et trouble à l’ordre public. »

Clinton compare Trump à un pyromane

Trump commente régulièrement les éjections de manifestants. «On va bien s'amuser», a-t-il lâché en Caroline du Nord. En novembre, il avait expliqué sur Fox News qu’un manifestant « méritait peut-être d’être malmené ». Récemment, il regrettait « le bon vieux temps » où la police pouvait faire usage de la force pour s’interposer, avant de conclure : « J’aimerais lui donner un coup de poing au visage ».

Les tensions ont explosé à Chicago, vendredi, avec l'annulation d'un meeting à cause d’échauffourées entre les pro et les anti-Trump. Hillary Clinton a comparé le candidat «à un pyromane», estimant qu'il était «responsable» de la violence par son discours. Trump, lui, accuse le socialiste Bernie Sanders d'envoyer ses supporteurs pour jeter de l'huile sur le feu.

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