Des dizaines de milliers de manifestants contre Dilma Rousseff à Manaus, dans le nord du Brésil, le 13 mars 2016.
Des dizaines de milliers de manifestants contre Dilma Rousseff à Manaus, dans le nord du Brésil, le 13 mars 2016. - RAPHAEL ALVES / AFP

Une mobilisation historique contre Dilma Rousseff. Plus de trois millions de Brésiliens sont descendus dans la rue dimanche pour réclamer le départ de la présidente de gauche, embourbée dans une crise politique majeure.

Dans la seule capitale économique Sao Paulo, fief de l'opposition, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de «Dilma dehors!». Le nombre total de manifestants dans le reste du Brésil était estimé à 1,4 million, selon des données de la police compilées ville par ville par le site d'informations G1.

Un sérieux coup de semonce

Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain, où des centaines de milliers de Cariocas ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana.

Ce raz-de-marée représente un sérieux coup de semonce pour Dilma Rousseff, sous la menace d'une procédure parlementaire de destitution. L'opposition a remporté son pari d'une mobilisation massive. L'objectif était de faire pression sur les députés hésitants qui devront se prononcer pour ou contre le départ de la présidente, réélue démocratiquement en 2014.

>> A lire aussi : Pourquoi les manifestants appellent à la démission de Dilma Rousseff?

Géant émergent d'Amérique latine de plus de 200 millions d'habitants, le Brésil est confronté simultanément à l'une des pires crises économiques et politiques de son histoire. Le tout envenimé par le méga-scandale de corruption autour du géant étatique Petrobras qui éclabousse la coalition au pouvoir.

Mots-clés :