Photo de propagande de combattants djihadistes en Syrie, publiée le 4 mai.
Photo de propagande de combattants djihadistes en Syrie, publiée le 4 mai. - Non crédité / AP / Sipa

Le groupe Etat islamique (EI) a exécuté huit combattants néerlandais ce vendredi à Maadan, dans la province de Raqa en Syrie. Tous étaient accusés de tentative de désertion et de sédition.

Les services de renseignement néerlandais ont indiqué ce mardi avoir ouvert une enquête afin de confirmer ces allégations. «Nous enquêtons sur ces affirmations d'une source publique pour avoir une confirmation», a indiqué un porte-parole des services de renseignement, l'AIVD, soulignant ne disposer d'aucune information supplémentaire.

C'est l'ONG «Raqa est massacrée en silence» qui a révélé cette information ce lundi soir via Twitter. Cette dernière documente secrètement depuis avril 2014 les abus des jihadistes dans la ville de Raqa (nord de la Syrie), capitale autoproclamée de l’EI.

Des tensions entre djihadistes 

Depuis un mois existait une tension entre 75 djihadistes néerlandais, dont certains d’origine marocaine, qui étaient regroupés à Raqa, et des Irakiens membres des services de renseignements de l’EI. Ces derniers avaient arrêté trois djihadistes néerlandais, les soupçonnant de vouloir fuir, et l’un d’eux était mort sous les coups assénés durant l’interrogatoire.

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La direction de l’EI à Raqa avait envoyé un délégué auprès des Néerlandais pour résoudre le problème, mais ces derniers l’avait assassiné pour venger la mort de leur camarade. La haute direction de l’EI en Irak avait alors donné l’ordre d’arrêter tout le groupe de Néerlandais, qui ont été incarcérés dans deux prisons à Tabaqa et à Maadan (province de Raqa), et huit ont été exécutés.

Plus de 200 Néerlandais ont rejoint Daesh

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) n’a pas confirmé ces exécutions mais a fait état d’informations selon lesquelles trois combattants originaires du Maghreb mais ayant des nationalités européennes avaient été exécutés dans la « wilayat d’al Fourat », région à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Selon les services de renseignements des Pays-Bas, qui n’ont pas confirmé ces exécutions, 200 Néerlandais, dont 50 femmes, ont rejoint l'EI en Syrie et en Irak.

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