Un détenu de Guantanamo encadré par des soldats américains, en 2002
Un détenu de Guantanamo encadré par des soldats américains, en 2002 - Peter Muhly AFP

Le président Barack Obama a annoncé ce mardi son plan pour fermer la prison de Guantanamo, située sur l'île de Cuba. Il a estimé que ce centre de détention était néfaste pour «la sécurité nationale» des Etats-Unis et contraire aux valeurs de l'Amérique. «Quand il devient clair que quelque chose ne fonctionne pas, que cela n'est pas bon pour notre sécurité, il faut changer de voie», a déclaré le chef de l'Etat américain lors d'une allocution à la Maison Blanche.

La fermerture de ce centre de détention très controversé, ouvert en janvier 2002 après les attentats du 11-Septembre, était l'une de ses promesses de campagne.

Treize sites auraient été identifiés sur le sol américain comme étant susceptibles d'accueillir les détenus au statut juridique extrêmement flou. Cette mesure devrait se heurter à une très vive opposition du Congrès, où nombre de ses adversaires républicains sont vent debout contre le transfert de détenus.

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Une économie de 65 à 85 millions de dollars par an

La détention sur le sol américain, plutôt qu'à Guantanamo, permettrait des économies annuelles de l'ordre de 65 à 85 millions de dollars par an. Le coût du transfert serait cependant significatif, dans une fourchette de 290 à 475 millions de dollars.

Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a accueilli près de 700 en 2003. Sur ce total, 35 détenus sont susceptibles d'être transférés dans des pays tiers dans les mois qui viennent. La principale question portera donc sur le sort des détenus restants, moins de 60, jugés trop dangereux pour être remis en liberté mais dont l'inculpation se révèle extrêmement épineuse.

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