David Cameron après le sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016.
David Cameron après le sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016. - THIERRY CHARLIER / AFP

Le Premier ministre britannique David Cameron s’est lancé samedi dans la bataille pour convaincre les Britanniques de voter en faveur du maintien dans l’UE, annonçant la tenue d’un référendum le 23 juin.

Au lendemain de l’accord arraché à Bruxelles à ses homologues européens, le dirigeant britannique a réitéré que le Royaume-Uni sera « plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d’une union européenne réformée », lors d’une brève allocution devant le 10 Downing Street, à l’issue d’un Conseil des ministres de deux heures.

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« L’une des plus importantes décisions de notre vie »

« Nous sommes proches de l’une des plus importantes décisions de notre vie », a souligné David Cameron, qui joue là sa place dans l’Histoire.

Plaidant pour le maintien de son pays dans l’UE, il a souligné que cela « nous donne le meilleur des deux mondes », estimant que la quitter serait « un plongeon dans l’incertitude » et menacerait l’économie et la sécurité du Royaume-Uni.

L’accord accueilli avec scepticisme

La partie s’annonce très délicate : avec 53 %, les Britanniques partisans d’une sortie de l’UE devançaient en janvier ceux d’un maintien (47 %), selon un sondage de l’institut Survation.

Si l’accord qu’il a négocié à Bruxelles a été accueilli avec scepticisme par la presse conservatrice David Cameron a reçu un appui de poids de sa ministre de l’Intérieur, Therese May, eurosceptique notoire, qui s’est rangée dans la campagne pour le oui.

Dans la foulée de la réunion du cabinet, cinq ministres ont annoncé leur volonté de faire campagne pour une sortie de l'UE, dont ceux de la Justice, Michael Gove, et du Travail Iain Duncan Smith, membres déclarés du puissant courant eurosceptique au sein du parti Tory.

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