David Cameron à l'issue du sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016.
David Cameron à l'issue du sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016. - EMMANUEL DUNAND / AFP

Il a obtenu un accord sur les réformes qu'il réclamait. David Cameron, après s'être entendu vendredi soir avec ses 27 homologues européens, va tenter de convaincre les Britanniques de rester dans l'Union. Compromis en main, le Premier ministre britannique plaidera pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, dans la perspective d'un référendum qui pourrait se tenir dès le 23 juin. «Je pense que cela suffit pour recommander que le Royaume-Uni reste dans l'UE», a-t-il déclaré vendredi soir, évoquant «un moment historique» pour son pays.

Pas de veto sur les décisions de la zone euro

La date précise du vote promis il y a trois ans pourrait être annoncée dès samedi matin, à l'issue d'un conseil des ministres au sein duquel David Cameron aura identifié ses soutiens et ses opposants. Il fait également face à un puissant courant eurosceptique dans son propre Parti conservateur.

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L'accord, adopté après un premier échange de vues jeudi soir et une journée d'intenses tractations vendredi, «renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne», a dit le président du conseil européen, Donald Tusk.

Mais cela sans «dérogation aux règles» européennes, a souligné François Hollande. Et sans possibilité pour les Britanniques d'opposer un quelconque veto aux décisions de la zone euro dont ils ne sont pas membres. Il s'agissait d'une «ligne rouge» à ne pas franchir pour la France, la Belgique ou encore le Luxembourg.

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«C'est un compromis équitable, qui ne nous a pas été facile sur chaque problème», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel, en estimant que les partenaires de David Cameron n'avaient «pas fait trop de concessions». Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est contenté d'un commentaire désenchanté, jugeant nécessaire de parler de l'avenir de l'Europe et pas seulement de la place qu'y prennent les Britanniques «parce qu'il y a un risque qu'on perde de vue le rêve européen originel».

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