Un habitant de Harbin à vélo dans un brouillard de pollution, le 21 octobre 2013 dans le nord-est de la Chine
Un habitant de Harbin à vélo dans un brouillard de pollution, le 21 octobre 2013 dans le nord-est de la Chine - - AFP

La pollution tue prématurément 5,5 millions de personnes dans le monde chaque année. C’est la conclusion d’une étude américaine, présentée le week-end dernier à l’occasion de l’American Associaion for the advancement of science, à Washington.

Elle révèle notamment que l’Inde et la Chine rassemblent à eux deux plus de la moitié (55 %) des décès provoqués par la pollution de l’air, avec respectivement 1,4 et 1,6 millions de victimes en 2013.

La combustion du charbon, principal facteur de pollution en Chine

« Actuellement, la pollution de l’air à Pékin et New Delhi dépasse certains jours les 300 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air, soit huit à dix fois la limite estimée nécessaire pour que la population puisse préserver des poumons et un système cardiovasculaire en bonne santé », a expliqué Dan Greenbaum, président du Health Effects Institutes de Boston (Massachusetts).

Principal responsable de ce fléau en Chine : la combustion du charbon, une énergie fossile responsable de la mort de 366.000 Chinois par an, a estimé Qiao Ma, chercheuse à l’université Tsinghua de Pékin, qui a contribué à ce rapport.

Selon l’experte, le nombre de morts prématurées pourrait se chiffrer entre 990.000 et 1,3 million dans le pays d’ici 2030, si des mesures plus drastiques ne sont pas mises en oeuvre.

« L’Inde a besoin d’une triple approche pour combattre ces sources polluantes »

Du côté de l’Inde, la mauvaise qualité de l’air vient avant tout de la combustion de bois, de bouses sèches et d’autres biomasses dans les habitations de millions de familles, pour cuisiner et se chauffer, selon les chercheurs.

« L’Inde a besoin d’une triple approche pour combattre ces sources polluantes afin de limiter à la fois la combustion industrielle du charbon, les feux ouverts pour brûler les déchets agricoles et aussi la pollution à l’intérieur des habitations », a insisté Chandra Venkataraman, professeur d’ingénierie chimique à l’institut de technologie de Bombay.

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Selon Michael Brauer, professeur à l’Université de Colombie-Britannique de Vancouver (Canada), « la pollution de l’air est le quatrième plus grand facteur de mortalité mondialement et de loin la première cause environnementale de maladies ».

 

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