Kim Jong-Un multiplie les essais militaires en Corée du Nord.
Kim Jong-Un multiplie les essais militaires en Corée du Nord. - /NEWSCOM/SIPA

Washington et ses alliés asiatiques ont riposté aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens en visant les finances du régime, sans attendre l’issue des négociations au Conseil de sécurité sur de nouvelles sanctions.

Après avoir procédé le 6 janvier à son quatrième essai nucléaire, la Corée du Nord a tiré dimanche une fusée, en violation de plusieurs résolutions de l’ONU.

« Davantage doit être fait pour convaincre les dirigeants (nord-coréens) qu’ils ne pourront entrer dans le système économique international, sans même parler d’aides économiques ou financières, tant que la Corée du Nord poursuivra ses programmes nucléaires et balistiques », a dit le secrétaire d’Etat adjoint américain pour l’Asie, Daniel Russel.

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Des sanctions obligatoires

Les sénateurs américains ont à l’unanimité voté mercredi soir un texte qui rend obligatoires des sanctions existantes contre toute personne ou entreprise aidant le régime de Pyongyang, notamment dans l’acquisition de matériaux pour fabriquer des armes de destruction massive.

« Ce régime dictatorial doit apprendre que ses actions auront des conséquences », a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, qui doit désormais approuver le texte.

Tokyo annonce des sanctions

Le Japon a également annoncé de nouvelles sanctions, notamment une interdiction d’accès aux ports japonais des navires nord-coréens, « y compris ceux à caractère humanitaire ».

Les négociations entre Washington et Pékin sur une nouvelle résolution de l’ONU piétinent en raison des réticences de la Chine, principal allié de Pyongyang, qui redoute que l’effondrement du régime nord-coréen ne permette l’avènement d’une Corée réunifiée alignée sur les Etats-Unis.

Un symbole de la « réconciliation » fermé

Séoul a annoncé la fermeture de la zone industrielle de Kaesong. Présentée à son ouverture en 2004 comme le symbole de la « réconciliation », elle était un des ultimes projets communs de coopération entre Nord et Sud.

Le gouvernement sud-coréen a accusé mercredi Pyongyang d’avoir utilisé des centaines de millions de dollars de devises recueillies à Kaesong pour financer ses programmes d’armements.

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