Le candidat aux primaires républicaines Chris Christie à Iowa aux Etats-Unis, le 29 janvier 2016
Le candidat aux primaires républicaines Chris Christie à Iowa aux Etats-Unis, le 29 janvier 2016 - JIM WATSON AFP

Ils ne sont plus que six en course. 24 heures après une primaire du New Hampshire dominée par Donald Trump, Chris Christie et Carly Fiorina ont décidé d’arrêter les frais. Les deux candidats républicains, qui ont fini en 6e et 7e position, mardi, ont officiellement suspendu leur campagne. Les choses sérieuses peuvent commencer.

« J’ai gagné des élections que je devrais perdre, et perdu d’autres que j’aurais dû gagner. Je suis fier de la campagne que nous avons menée », écrit Christie sur Facebook. Ce modéré connu pour son franc-parler a été éclipsé par Donald Trump, et un scandale dans son Etat du New Jersey a torpillé sa candidature d’entrée. Il part avec la satisfaction d’avoir démonté Marco Rubio lors du dernier débat.

Seule femme de cette primaire, Carly Fiorina a fait illusion pendant 2 heures lors d’un débat télévisé, en réussissant à porter plusieurs coups à Donald Trump. Mais l’ancienne patronne de HP n’a jamais réussi à récolter assez d’argent pour exister.

Vers un dernier carré Trump-Cruz-Rubio-Bush

Sauf surprise, Ben Carson ne devrait pas continuer très longtemps. Il a récolté et dépensé beaucoup d’argent pour terminer 4e dans l’Iowa et 8e dans le New Hampshire. L’ancien neurochirurgien mise sur le vote religieux en Caroline du Sud mais les doutes sur sa qualification en matière de politique étrangère et ses déclarations scientifiques fantaisistes l’ont déjà coulé.

Le centriste John Kasich sort renforcé par sa seconde place de mardi mais derrière, c’est le grand désert. Il est à 2 % dans les sondages en Caroline du Sud et presque à 0 % dans le Nevada.

Logiquement, on se dirige vers un dernier carré attendu : d’un côté, les candidats antisystème, Trump et Cruz ; de l’autre, deux membres de l’establishment républicain, Bush et Rubio. Selon le modèle mathématique de Sam Wang, expert à l’université de Princeton, ce match à quatre profite à Donald Trump. Si les républicains « mainstream » veulent avoir une chance, il faudra que Bush ou Rubio se désiste assez rapidement pour unir leurs forces.

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