Capture d'écran de la couverture du prochain numéro de Valeurs Actuelles.
Capture d'écran de la couverture du prochain numéro de Valeurs Actuelles. - DR

« Trump dit tout », voilà ce qu’on peut lire sur la couverture du prochain numéro du magazine Valeurs Actuelles en kiosque jeudi 11 février. 20minutes a eu accès à l’intégralité de l’entretien dans lequel Donald Trump évoque, tour à tour, l’immigration clandestine, l’islam, les attentats du 13 novembre ou son admiration pour Vladimir Poutine, soit tous les thèmes chers au candidat républicain qui, comme à son habitude, manie l’outrance à la perfection.

« La France n’est plus ce qu’elle était »

Comme au lendemain des attaques terroristes de janvier et du 13 novembre, le milliardaire a réitéré ses critiques sur la législation française en matière d’armes à feu :

« Vous pensez vraiment que, s’il y avait eu dans l’assistance quelques personnes armées et entraînées, cela se serait passé de la même façon ? Je ne le crois pas. Ils auraient tué les terroristes. C’est du bon sens (…) Je possède en permanence une arme sur moi. Je peux vous dire que si j’avais été au Bataclan ou dans un des cafés, j’aurais tiré. Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé ».

Au-delà de ses projections héroïques, le candidat conservateur dresse un portrait de la France proche de l’analyse portée par le journal Valeurs Actuelles et fait référence aux fameuses « no-go zone », les quartiers interdits aux « non-musulmans » créés de toute pièce par la chaîne américaine Fox News :

« Malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était, et Paris non plus. Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi, qu’ils sont, comme certains de vos essayistes l’ont écrit, des territoires perdus de la République. Des amis français me disent qu’ils ont parfois le sentiment de n’être plus vraiment chez eux quand ils se promènent çà et là dans leur pays ».

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Mais la France n’est pas le seul pays à essuyer les critiques de Donald Trump. La politique d’Obama au Moyen-Orient et la position d’Angela Merkel en matière d’accueil des réfugiés syriens et irakiens sont également fustigées.

« Vladimir Poutine a dit que j’étais brillant »

Présenté par le journal, au même titre que le démocrate Bernie Sanders, comme « l’homme qui a définitivement renversé la table en appelant les choses par leur nom », Donald Trump confie dans l’interview, sa volonté d’entretenir de « bonnes relations » avec Vladimir Poutine s’il est élu Président. Revigoré par la sortie du Président russe, qui l’a qualifié de « brillant », le vainqueur républicain du scrutin organisé mardi dans le New Hampshire, lui a rendu la pareille, sans modestie aucune : « Il a dit que j’étais brillant. Cela prouve chez lui une certaine lucidité (…) Je pense que l’on peut avoir de très bonnes relations avec lui ».

L’entretien se conclut sur sa vision de l’Europe et sur la crise des réfugiés qui touche le « vieux continent » depuis le début de l’été 2015. Dans un style propre au reste de l’interview, Trump oppose migrants et populations des états européens affirmant que certains « réclament l’instauration de la charia » et que nous allons « au-devant de véritables révolutions ». Bref, la une du magazine voit juste, Donald Trump « dit tout » et surtout n’importe quoi.

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