Michael Bloomberg a été maire de New York pendant près de onze ans. (A Richard B. Levine)
Michael Bloomberg a été maire de New York pendant près de onze ans. (A Richard B. Levine) - SIPA

Ce n'est ni un oui franc ni un non tranché. Depuis plusieurs semaines, les spéculations autour d'une candidature de l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, à l'éléction présientielle américaine, se multiplient. Lundi, quelques jours après l'écho rapporté par le New York Times, il a confié qu'il « étudiait toutes les options » d’une éventuelle candidature à la Maison Blanche, affirmant que le niveau du débat dans la campagne présidentielle était une « insulte aux électeurs ».

« Je trouve le niveau du discours et de la discussion désespérément banals. C’est une honte et une insulte aux électeurs », a déclaré M. Bloomberg au Financial Times. Les Américains « méritent mieux ». L’ancien maire de 73 ans, s’il se lance, le ferait en tant que candidat indépendant.

« J’écoute ce que disent les candidats et ce que les électeurs des primaires semblent faire », a-t-il ajouté, précisant que s’il décidait de se lancer, il lui faudrait s’inscrire sur les listes électorales début mars.

Excédé par Donal Trump 

Son entourage avait déjà laissé fuiter l’idée le mois dernier, expliquant qu’il était excédé par la domination de Donald Trump chez les républicains et troublé chez les démocrates par les hésitations d’Hillary Clinton et la progression à sa gauche du sénateur Bernie Sanders.

Le milliardaire, fondateur de l’agence d’informations financières qui porte son nom, avait déjà dans le passé caressé l’idée de se lancer. Mais dans un pays qui n’a jamais élu un candidat indépendant comme président, il n’a jamais sauté le pas.

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Son entrée dans la course serait un nouveau rebondissement dans une course à la Maison Blanche qui n’en manque pas cette année. Elle est marquée par l’émergence inattendue d’outsiders, dont le milliardaire de l’immobilier Donald Trump, républicain agressif qui n’a jamais occupé la moindre fonction élective, et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui prêche pour une révolution politique anti-Wall Street côté démocrate.

Michael Bloomberg, plus pragmatique qu’idéologue, a été longtemps démocrate, avant de devenir républicain en 2001 pour être candidat à la mairie de New York, puis indépendant en 2007.

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Dixième fortune mondiale avec un capital estimé à 40,2 milliards de dollars selon le classement en temps réel du magazine Forbes, il serait prêt à dépenser un milliard pour son éventuelle campagne.

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