La journaliste belge Esmeralda Labye, victime d'attouchements en plein direct, le 4 février 2016 à Cologne en Allemagne.
La journaliste belge Esmeralda Labye, victime d'attouchements en plein direct, le 4 février 2016 à Cologne en Allemagne. - Vidéo YouTube

« Des gestes obscènes ». Lors de son passage à l’antenne, ce jeudi alors qu’elle couvrait la première journée du carnaval de Cologne en Allemagne, Esmeralda Labye, envoyée spéciale de la RTBF, a été la cible de gestes déplacés en plein direct.

Dans un témoignage, publié ensuite par la jeune femme, celle-ci explique qu’à la fin du direct, l’un des hommes « qui m’entouraient vient toucher ma poitrine » et détaille comment elle a repoussé ses « agresseurs minables et lâches » en s’énervant : « Vous ne me touchez pas ! »

La RTBF, qui emploie la jeune femme, a décidé de déposer plainte et de ne pas rediffuser les images de ces « comportements dégradants » après le direct qui, rapporte la chaîne belgen « relèvent selon des policiers de Cologne de l’agression à caractère sexuel ».

Sur le site de la chaîne, le directeur de l’information, qui parle de « gestes obscènes, méprisables », précise également que l’incident « n’a pas de lien avec ce qui s’est produit dans la même ville le 31 décembre », « Si ce n’est bien sûr, le non-respect des femmes qui semble ici partagé par des hommes de tous horizons «, poursuit le directeur.

 

L’an passé, seuls neuf faits de ce type avaient été signalés, a précisé la police de Cologne (ouest), soulignant que la hausse de cette année pouvait être due à une propension plus élevée des victimes à se signaler, notamment en raison des événements de la nuit du Nouvel An.

La ville a été secouée ce soir-là par une vague de violences. Attribuées en majorité à des migrants, celles-ci, visant pour l’essentiel des femmes, avaient choqué l’Allemagne et accru la pression sur la chancelière Angela Merkel, dont la politique généreuse à l’égard des réfugiés est de plus en plus critiquée. Plus de 1.000 plaintes ont été déposées.

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La police de Cologne a tiré un bilan « relativement positif » des premières heures du carnaval qui s’est ouvert jeudi à 11h11. Les faits vont de l’insulte au viol dont un cas a été signalé, a précisé la police. Chaque année, a-t-elle souligné, une cinquantaine de délits sexuels sont enregistrés entre le début et la fin du carnaval.


Le carnaval doit se poursuivre jusqu’à mercredi prochain, mercredi des Cendres, jour de pénitence qui marque l’entrée dans le carême dans la tradition catholique. Lundi marquera l’apogée du carnaval, avec son défilé organisé depuis 1823.

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