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Illustration logo twitter - SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Twitter en guerre contre la propagande djihadiste. Depuis plusieurs mois, des gouvernements, les Etats-Unis en tête, ont enjoint le réseau de faire plus dans cette lutte. En réponse, l'entreprise a indiqué ce vendredi avoir suspendu plus de 125 000 comptes depuis mi-2015 dans le cadre de sa lutte contre les « contenus terroristes » sur sa plateforme.

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Ces comptes ont été repérés « pour avoir menacé ou fait la promotion d’actes terroristes, liés en premier lieu à l’EI », l’organisation Etat islamique, souligne le réseau social dans un message (en anglais) publié sur son blog.

Plusieurs comptes pour une seule personne

125.000, est-ce peu? Beaucoup? Dur à dire. Le Brookings Institute avait référencé 45.000 comptes djihadistes sur Twitter. Selon l'auteur de l'étude, J.M. Berger, le nombre «significatif» révélé par le réseau inclut forcément des «récidivistes», qui rouvrent un nouveau compte dès que leur précédent est bloqué.

« Nous condamnons l’usage de Twitter pour promouvoir le terrorisme et les règles de Twitter indiquent clairement que ce type de comportement, ou toute menace violente, n’est pas permis sur notre service », rappelle-t-il. Il dit toutefois avoir accru ses efforts en augmentant la taille de ses équipes chargées d’examiner les contenus qui lui sont signalés, « réduisant de manière importante notre temps de réponse ».

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Il précise regarder aussi « d’autres comptes similaires à ceux signalés » et utiliser des outils similaires à ceux qui lui servent pour lutter contre le spam pour repérer et vérifier d’autres comptes violant potentiellement ses règles.

« Pas d’algorithme magique »

« Nous voyons déjà des résultats, y compris une augmentation des suspensions de comptes et un déplacement de ce type d’activité en dehors de Twitter », assure-t-il.

Le réseau reconnaît toutefois qu’il n’y a « pas d’algorithme magique pour identifier les contenus terroristes sur Internet, de telle sorte que les plateformes en ligne mondiales sont obligées de prendre des décisions difficiles, en se basant sur des informations et des lignes directrices limitées ».

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