En Belgique, la crise politique entre Flamands et francophones a pris, hier, des allures de Tour de France. Comme chaque année depuis 1981, des dizaines de milliers de cyclistes venus de toute la Flandre ont fait le tour de Bruxelles à vélo. Mais cette fois, l'objectif était d'affirmer que ce petit coin du pays leur appartient. Les badauds ont ainsi pu apercevoir les nombreux maillots jaunes frappés du lion noir, symbole de la Flandre, les autocollants aux mêmes couleurs plaqués sur les vélos, ainsi qu'une distribution de bonbons par des militants du parti d'extrême droite, Vlaams Belang.
« Je viens pour le sport et la politique, explique un père de famille. Je ne suis pas séparatiste, mais on ne doit pas se laisser faire. » Le sort des francophones de la périphérie
- ils sont près de 150 000 aux côtés de 800 000 Flamands - est l'un des principaux points sur lesquels butent les partis qui négocient la formation d'un gouvernement depuis les élections de juin. La capitale belge est à 80 % francophone mais sa grande banlieue, ayant intégré la Flandre en 1963, a pour seule langue officielle le néerlandais. Cette opposition entre communautés est la principale cause de la crise politique qui se joue actuellement en Belgique.