Le candidat républicain Marco Rubio dans l'Iowa, le 1er février 2016.
Le candidat républicain Marco Rubio dans l'Iowa, le 1er février 2016. - P.SANCYA/AP/SIPA

Parfois, une médaille de bronze vaut de l’or. Troisième dans l’Iowa, Marco Rubio a surpris beaucoup d’observateurs en talonnant Donald Trump. Avec le naufrage de Jeb Bush, le sénateur de Floride incarne désormais le dernier espoir des républicains mainstream, celui qui a sans doute le plus de chances de donner du fil à retordre à Hillary Clinton.

En 48 heures, tout a changé. Sur les sites de paris en ligne, Marco Rubio fait désormais la course en tête. Sa cote est environ deux fois moins risquée que celle de Trump et quatre fois que celle de Ted Cruz. L’argent des gros donateurs coule à flots et il vient de recevoir deux soutiens officiels majeurs : ceux du candidat Rick Santorum, qui a jeté l’éponge mercredi soir, et surtout du sénateur de Caroline du Sud, Tim Scott. Une aubaine pour Rubio, deux semaines avant un scrutin qui s’annonce très disputé dans cet Etat.

Une triangulaire qui l’arrange

Jeune et charismatique, ce fils d’émigrés cubains est plus conservateur que Jeb Bush mais il appartient à l’establishement républicain. L’élite du parti redoute une victoire de l’électron libre Donald Trump, aussi stable que de la nitroglycérine, et veut à tout prix bloquer Ted Cruz, détesté par à peu près tous ses collègues.

Alors que que ses deux adversaires s’écharpent (Trump accuse Cruz d’avoir « volé » l’élection dans l’Iowa en utilisant des tactiques très limites), Rubio pourrait bien sortir vainqueur de ce match à trois. Outre les soutiens et l’argent, il est le seul de cette triangulaire à recueillir plus d’opinions positives que négatives chez les électeurs indépendants, un argument de poids en vue de l’élection générale. Pour aller plus loin et plus haut, il ne lui reste plus qu’à suivre la voie du mellow.

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