Les autorités épandent du pesticide à Rio de Janeiro (Brésil le 26 janvier 2016.
Les autorités épandent du pesticide à Rio de Janeiro (Brésil le 26 janvier 2016. - Leo Correa/AP/SIPA

L’épée de Damoclès ne pèse plus seulement au-dessus du continent américain. Le virus Zika, soupçonné de causer des malformations congénitales (notamment des microcéphalies) sur les nourrissons, a été décelé en Europe et en Asie en ce début d’année, amenant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à sa propagation d’« urgence de santé mondiale ».

Découvert en Ouganda en 1947, le virus n’avait jamais atteint le stade d’épidémie avant 2013 en Polynésie française. Ce sont d’ailleurs des personnes infectées en provenance du Pacifique qui l’auraient introduit au Brésil lors de la Coupe du monde de football 2014. Depuis, les autorités ne parviennent pas à endiguer le phénomène. Un million et demi d’infections ont été recensées dans le pays, et près de 4.000 cas de microcéphalie ont été comptabilisés au cours des 3 derniers mois.

L’épidémie pourrait rapidement toucher l’ensemble du continent américain, à l’exception du Canada et du Chili. Et elle traverse désormais les océans. En Asie, les experts estiment que le climat et les conditions sanitaires pourraient favoriser sa propagation.

En Europe, plusieurs pays sont concernés, souvent en raison de personnes revenant de séjours en Amérique. La France métropolitaine a elle connu fin février son premier cas, transmis par voie sexuelle, et Outre-mer, plusieurs dizaines de cas ont été recensés en Guadeloupe, Martinique, ou en Guyane. L’inquiétude grandit à tel point que la ministre de la Santé Marisol Touraine déconseille aux femmes enceintes de se rendre dans ces territoires. Un conseil que les organisateurs des Jeux Olympiques de 2016 à Rio donnent eux aussi.

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