Frauke Petry, dirigeante du parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD).
Frauke Petry, dirigeante du parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD). - Federico Gambarini/AP/SIPA

« Nous avons besoin de contrôles efficaces afin qu’il n’y ait plus autant de demandeurs d’asile non enregistrés qui entrent par l’Autriche. Si nécessaire, les forces de police à la frontière devraient pouvoir faire usage de leur arme à feu, c’est inscrit dans la loi. »

C’est en ces termes que Frauke Petry, dirigeante du parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD), a développé, ce samedi, dans une interview accordée au journal Mannheimer Morgen ses méthodes pour limiter l’arrivée des migrants en Allemagne, depuis l’Autriche voisine.

Polémique enflant, Frauke Petry a toutefois depuis tempéré ses propos en ajoutant : « Aucun policier ne veut tirer sur un réfugié, je ne le veux pas non plus. Mais en dernière instance on doit pouvoir avoir recours aux armes. »

« Aucun policier ne serait prêt à tirer »

Les déclarations de la présidente du parti d’extrême-droite, crédité de 13 % d’intentions de vote dans le contexte tendu de l’arrivée des migrants, n’avaient, en effet, pas manqué de faire réagir. Au sein de la classe politique allemande, mais aussi parmi les représentants des forces de l’ordre du pays.

A la suite de la publication de cet entretien controversé, le syndicat de police GdP, cité par BFMTV, a ainsi indiqué « qu’aucun policier ne serait prêt à tirer ». Le député écologiste Konstantin von Notz a, quant à lui, déclaré que le discours de la politicienne « fournit au terrorisme d’extrême droite la légitimation de ses crimes ». Enfin, Thomas Oppermann, chef du groupe parlementaire des Sociaux-démocrates (SPD) a évoqué : « une mobilisation de l’opinion publique insupportable contre les réfugiés ».

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