Illustration de la vidéo «How a Caucus Works, Explained with Lego»
Illustration de la vidéo «How a Caucus Works, Explained with Lego» - Mic/YouTube

Vous vous souvenez des primaires du Parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2012 ? Un mode de scrutin simplissime… qui n’a rien à voir avec le « caucus » américain. Une quinzaine d’états des Etats-Unis opte pour ce procédé quand les autres mettent en place une simple primaire. « Caucus » et primaires devront désigner le candidat des deux partis majeurs en vue de la présidentielle.

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L’élection de délégués

Comme à chaque élection présidentielle, et ce depuis 1972, l’Iowa (3 millions d’habitants) ouvre le bal, cette année le 1er février. Les militants des deux camps ne votent pas directement pour le candidat qu’ils supportent, mais pour des délégués. Cinquante-deux délégués démocrates seront désignés dans l’Iowa, trente pour les Républicains. Mais le « caucus » est un processus long et fastidieux.

Les électeurs désigneront dans chacune des 1 681 circonscriptions de l’Etat un délégué républicain et un démocrate. Ces élus se réuniront lors d’une convention et éliront les délégués du comté qui éliront à leur tour les délégués de l’Etat (!) qui participeront à la convention nationale en juillet, une fois que les cinquante Etats auront livré leur verdict au cours d’une primaire ou d’un caucus.

Une dynamique lancée ou enrayée

Le mode de scrutin, expliqué dans la vidéo, diffère lui aussi entre les deux partis. Chaque bureau de vote (deux par circonscriptions, un pour chaque parti) accueillera un représentant de chaque candidat. Dans l’Iowa, les militants et les électeurs indépendants – qui devront s’inscrire sur une liste du parti concerné à l’entrée de la salle – peuvent voter.

 

La candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton (g) à Las Vegas, dans le Nevada, le 13 octobre 2015 et son homologue républicain Donald Trump le 14 octobre 2015 à Richmond, dans le Virginie - AFP

 

L’Iowa ouvre certes le bal de l’investiture des deux grands pays, mais la symbolique est plus forte encore. Elle peut lancer ou casser la dynamique d’un candidat. Côté républicain, Donald Trump est donné favori face à Ted Cruz. Chez les démocrates, Hillary Clinton a vu son avance sur Bernie Sanders fondre ces dernières semaines et pourrait, comme en 2008 face à Barack Obama, perdre à la surprise générale.

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