L'artiste chinois Ai Weiwei à Paris, le 13 janvier 2016
L'artiste chinois Ai Weiwei à Paris, le 13 janvier 2016 - PATRICK KOVARIK AFP

Alors qu’elle devait durer jusqu’à la mi-avril, l’exposition « Ruptures » de l’artiste chinois Ai Weiwei à Copenhague a finalement fermé mercredi, moins d’un an après son ouverture, en mars 2015.

La raison ? Le peintre, sculpteur et plasticien entend ainsi protester contre l’adoption par le Danemark d’une loi sur l’immigration, qui permet notamment de saisir les biens de valeur des demandeurs d’asile et allonge les temps d’attente en vue d’un regroupement familial.

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Soutenu par le propriétaire de la galerie

« Je soutiens la décision d’Ai Weiwei, qui est une question de libertés et de droits de l’Homme », a déclaré Jens Faurschou, propriétaire de la Fondation éponyme, qui accueillait l’exposition. L’artiste chinois a également décidé d’enlever son installation Yu Yi 2015, présentée au musée d’art ARoS Kunstmuseum, situé à Aarhus, précise Télérama.

Adoptée avec les voix de la droite et des sociaux-démocrates, la loi danoise a été vivement critiquée à l’étranger, certains juristes jugeant même le délai de trois ans avant de demander un regroupement familial, contraire aux conventions internationales.

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Quant à Ai Weiwei, critique féroce du gouvernement chinois, il avait été emprisonné trois mois en 2011 puis privé de passeport pendant quatre ans.

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