Le président russe Vladimir Poutine, le 21 janvier 2016 au Kremlin, à Moscou
Le président russe Vladimir Poutine, le 21 janvier 2016 au Kremlin, à Moscou - SERGEI ILNITSKY POOL

Le président russe Vladimir Poutine possède toujours sa carte du Parti communiste et « apprécie toujours les idéaux communistes », a-t-il révélé lundi, s’étant par le passé montré nostalgique de la grandeur soviétique.

« Je n’ai pas jeté ma carte du parti, je ne l’ai pas brûlée », a déclaré le président lors d’une conférence dans le sud de la Russie. « Elle doit traîner quelque part ».

« J’apprécie toujours les idéaux communistes et socialistes »

« Je n’étais pas un membre du Parti par obligation. Je ne peux pas dire que j’adhérais entièrement à l’idéologie communiste mais je garde avec soin » la carte du Parti, a-t-il ajouté, rappelant qu’en tant qu’officier du KGB il avait travaillé pendant près de 20 ans au sein de « la branche armée du Parti ».

« J’appréciais beaucoup et j’apprécie toujours les idéaux communistes et socialistes », qui « rappellent beaucoup ceux de la Bible », a-t-il confié.

« Ce sont de beaux idéaux : l’égalité, la fraternité, le bonheur, mais la mise en pratique de ces grands idéaux dans notre pays était loin de ce dont avaient rêvé les utopistes socialistes », a estimé Vladimir Poutine. Le président a notamment reproché au fondateur de l’URSS, Vladimir Lénine, le « massacre » en 1918 du tsar Nicolas II et de sa famille.

« Eviter de prendre des mesures qui pourraient diviser notre société »

C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que le président russe évoque Vladimir Lénine : jeudi, il avait critiqué le dirigeant communiste, lui imputant in fine la chute du régime soviétique en 1991.

Vingt-cinq ans après la chute de l’URSS et du régime communiste, Lénine, mort le 21 janvier 1924, reste très présent en Russie où des milliers de rues et de monuments célèbrent toujours la mémoire de celui qui a été le chef de la révolution d’Octobre 1917 et le fondateur de l’Etat soviétique.

Son corps embaumé repose toujours dans son mausolée sur la place Rouge, devant les murailles du Kremlin, le lieu le plus symbolique du pays, à quelques mètres de la tombe de Staline. La question de son enterrement revient régulièrement mais les autorités russes se sont gardées de prendre une décision jusqu’à présent.

« Concernant l’enterrement (de Lénine) et ce genre de questions, vous savez, je pense qu’il faut s’y prendre avec beaucoup de précautions et éviter de prendre des mesures qui pourraient diviser notre société », a ainsi déclaré lundi Poutine.

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