De la neige devant le Capitole, le 21 janvier 2016 à Washington
De la neige devant le Capitole, le 21 janvier 2016 à Washington - CHIP SOMODEVILLA Getty

L’Est des Etats-Unis se prépare à l’arrivée de « Jonas », une tempête record « potentiellement paralysante » qui devrait sévir dès aujourd’hui, vendredi et jusqu’à demain soir. Au programme, annoncent les météorologistes locaux, jusqu’à 60 centimètres de neige, verglas, vents forts et inondations côtières.

Environ 70 millions de personnes pourraient ainsi être affectées par ce blizzard géant dans une quinzaine d’Etats (depuis la façade Atlantique (entre New York et la Caroline du Sud) jusqu’à l’Arkansas, dans le sud) où les conditions climatiques devraient se dégrader dès ce vendredi après-midi lorsque les chutes de neige se feront plus abondantes et les vents frôleront les 90 km/h.

 

Le gouvernement fédéral a décrété létat « d’urgence neige »

A Washington, le gouvernement fédéral a décrété l’état « d’urgence neige ». Fait exceptionnel, les écoles ont toutes été fermées et l’organisme qui contrôle les transports en commun de Washington (WMATA) a annoncé la fermeture du métro pour tout le week-end. Quant aux bus, ils arrêteront de circuler dès cet après-midi, ceci alors que la capitale est déjà paralysée par le verglas.

 

« De fortes pluies et de la neige poudreuse vont générer des conditions potentiellement meurtrières et présenteront des menaces pour les personnes et les biens », a même prévenu le National Weather Service (NWS), qui a émis une alerte au blizzard pour Washington.

American Airlines a annulé ses vols

De fait, la compagnie American Airlines a annoncé l’annulation de ses vols prévus samedi dans les deux aéroports de Washington, dans les trois aéroports de New York, ainsi qu’à Baltimore et à Philadelphie. United Airlines a aussi annoncé la suspension ce samedi de ses vols au départ de l’aéroport international de Washington.

Si ces prévisions se concrétisent, la tempête Jonas se placerait en deuxième position des plus grosses quantités de neige déversées en deux jours sur Washington, après les 66 centimètres de la tempête dite « Knickerbocker » en 1922.

Mots-clés :