Un échiquier.
Un échiquier. - ANGOT/SIPA

Un religieux saoudien a estimé, lors d’une émission de télévision, que jouer aux échecs n’était pas compatible avec la pratique de l’islam. Selon le cheik Abdulaziz al-Sheikh, les échecs incitent au jeu (implicitement aux jeux d’argent) et sont « une perte de temps et une cause de haine et d’hostilité entre les joueurs. » Il a justifié cette fatwa par un verset du Coran qui interdit les jeux de hasard.

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Pokemons, vuvuzelas et musique interdits

En Arabie saoudite, les échecs pourraient donc rejoindre la liste « des pêchés mineurs », dans laquelle figure déjà l’écoute de musique. Le pays s’est plusieurs fois illustré par des fatwas pour le moins inattendues : au début des années 2000, les Pokémon avaient été déclarés interdits, et lors de la Coupe du monde de football en 2010, les vuvuzelas avaient pâti du même sort.

L’Iran avait interdit de jouer en public aux échecs après la révolution islamique en 1979. Mais l’ayatollah Khomeini avait levé cette interdiction en 1988 à condition que les joueurs d’échecs ne se livrent pas à des paris. Il existe maintenant une active communauté de joueurs d’échecs en Iran, rapporte le Guardian.

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