Des agents de police lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, le 30 décembre 2015, à Molenbeek, près de Bruxelles, en Belgique.
Des agents de police lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, le 30 décembre 2015, à Molenbeek, près de Bruxelles, en Belgique. - AFP

Deux hommes ont été interpellés dans la commune bruxelloise de Molenbeek lors de perquisitions menées mercredi après-midi et ce jeudi matin dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, dans la commune bruxelloise de Molenbeek, d’où sont originaires plusieurs des auteurs de ces attaques, a annoncé ce jeudi la justice belge.

« Ces deux personnes ont été interpellées en raison de leurs liens présumés avec différentes personnes citées dans le dossier », a expliqué dans un communiqué le parquet fédéral. « Ni arme ni explosif n’ont été découverts » lors de ces deux perquisitions. Le juge d’instruction chargé du dossier décidera dans le courant de la journée de leur inculpation et de leur placement en détention provisoire éventuel, selon la même source.

L'un des deux hommes a été libéré sans inculpation

La première perquisition a eu lieu mercredi après-midi chaussée de Gand, l’une des principales artères de Molenbeek. « Une personne a été privée de liberté. Il s’agit de Zakaria J., né en 1986, de nationalité belge », selon le communiqué.

Lors de la seconde perquisition, effectuée ce jeudi matin, « une autre a été privée de liberté. Il s’agit de Mustafa E., né en 1981, de nationalité marocaine », a indiqué le parquet fédéral. Il a finalement été libéré ce jeudi après audition, sans être inculpé. 

En revanche, Zakaria J. doit comparaître devant le juge vendredi matin et sa privation de liberté a été prolongée de 24 heures. Selon le parquet belge, il a eu des contacts avec plusieurs suspects du dossier.

Dix inculpations, dont neuf incarcérations

’enquête menée en Belgique a permis de démanteler une partie du réseau qui a aidé l’un des participants présumés aux attentats, Salah Abdeslam, à rentrer en Belgique puis à disparaître. Elle a aussi permis de découvrir trois caches ayant servi à préparer les attaques. Depuis les attentats du 13 novembre, dix hommes ont été inculpés en Belgique. Neuf d’entre eux sont encore incarcérés.

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Quatre hommes sont encore recherchés, dont Salah Abdeslam, qui a convoyé les kamikazes du Stade de France, et Mohamed Abrini, soupçonné d’avoir au moins participé aux repérages. Comme Abdelhamid Abaaoud, ils sont originaires de Molenbeek

Fausses cartes d’identité belges

Deux avis de recherche ont également été émis à l’encontre de « Samir Bouzid » et de « Soufiane Kayal ». Il s’agit des noms figurant sur de fausses cartes d’identité belges présentées par deux hommes contrôlés à la frontière austro-hongroise le 9 septembre avec Salah Abdeslam. « Samir Bouzid » a notamment transféré de Bruxelles 750 euros à la cousine d’Abdelhamid Abaaoud la veille de l’assaut de Saint-Denis, et « Soufiane Kayal » a loué une maison à Auvelais (Belgique) qui a servi de cache aux commandos.

Un appartement à Schaerbeek, une commune populaire du nord de Bruxelles, aurait servi d’atelier de fabrication des ceintures d’explosifs utilisées pendant les attentats. Les empreintes digitales d’Abdelhamid Abaaoud et du kamikaze Bilal Hadfi ont par ailleurs été retrouvées dans un appartement de Charleroi. Les enquêteurs belges sont convaincus que c’est de cette ville du sud de la Belgique que les différents commandos sont partis en convoi vers la région parisienne, la veille des attentats, selon une source belge proche de l’enquête.

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