Les républicains Sarah Palin et Donald Trump lors d'un meeting dans l'Iowa, le 19 janvier 2016.
Les républicains Sarah Palin et Donald Trump lors d'un meeting dans l'Iowa, le 19 janvier 2016. - M.ALTAFFER/AP/SIPA

Entre populistes, on s’apprécie. Mardi, la colistière de John McCain, Sarah Palin, a finalement choisi de soutenir Donald Trump, le préférant à l’ultra-conservateur Ted Cruz. L’annonce tombe à pic pour le milliardaire, alors que les deux candidats sont au coude-à-coude dans les sondages dans l’Iowa, le premier Etat à voter, le 1er février.

« Je suis fière de soutenir Donald J. Trump pour la présidence des Etats-Unis d’Amérique », a déclaré Palin dans un communiqué diffusé par l’équipe de campagne du milliardaire. « C’est un grand honneur de recevoir le soutien de Sarah. C’est une amie, une personne de grande qualité pour qui j’ai énormément de respect. Je suis très fier de recevoir son soutien », a ajouté Donald Trump.

Leur meeting dans l'Ioawa, dans la soirée, a tourné au grand n'importe quoi. «Etes-vous prêts pour un commandant en chef qui laissera nos guerriers faire leur boulot et botter le cul» de Daesh?, a notamment hurlé Palin, sous les applaudissements de la foule.

Un mauvais coup pour Cruz avant l’Iowa

Pour Trump, c’est un joli coup, à moins de deux semaines du premier vote, qui se déroule dans l’Iowa. Le soutien de Palin, encore influente chez les ultra-conservateurs et les électeurs en colère, pourrait faire la différence alors qu’il se trouve à égalité dans les sondages avec Ted Cruz dans cet Etat agricole.

Anticipant le coup de pouce apporté à son adversaire, Ted Cruz avait écrit plus tôt sur Twitter : « Sans son soutien, je ne serais pas au Sénat. Quoiqu’elle fasse en 2016, je resterai un grand fan ». Pour Cruz, s’imposer dans l’Iowa est plus important que pour Trump. Le milliardaire se trouve largement en tête dans le New Hampshire, qui vote juste après. Une victoire dans l’Iowa, un Etat qui soutient traditionnellement les candidats de la droite religieuse, serait un bonus confirmant que plus que jamais, sa candidature est à prendre au sérieux.

Mots-clés :