Le Splendid Hotel visé par une attaque djihadiste à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 16 janvier 2016.
Le Splendid Hotel visé par une attaque djihadiste à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 16 janvier 2016. - Sunday Alamba/AP/SIPA

Eddie Touati, Arnaud Cazier et Antonio Basto. Samedi, trois personnes vivant en France ont trouvé la mort lors de l’attentat de Ouagoudougou, au Burkina Faso. Ils étaient tous les trois collègues et travaillaient pour la société Scales, de Saint-Ouen-l’Aumône. Ils étaient « en voyage d’affaires, dînaient ensemble dans le restaurant Le Cappuccino, prisé des Occidentaux » et « devaient rentrer en France dimanche soir », selon un communiqué de la maire de Beauvais, Caroline Cayeux. 20 Minutes fait le point sur que l’on sait de ces trois hommes.

Eddie Touati

Agé de 54 ans, il était père de deux enfants de 26 et 22 ans. Sa famille est originaire du village rural de Fontaine-Saint-Lucien, à 10 km de Beauvais, mais lui n’y habitait plus et avait déménagé près d’Amiens (Somme). Cependant, il y revenait souvent, selon Caroline Cayeux, la maire de Beauvais. Une partie de sa famille habite Beauvais. Il travaillait comme « responsable d’équipe » chez Scales, a précisé Caroline Cayeux dans un communiqué. « C’était un proche d’un club de moto de Beauvais, le Liovette Moto Club », a-t-elle ajouté. « Il avait fait partie de l’équipe dirigeante [de ce club] et avait également suivi une formation de directeur de course », selon le communiqué. Au Parisien, un ami raconte qu’Eddie « travaillait par exemple sur le transport de moteurs de centrales électriques ». « Il mettait aussi en place les bateaux au salon nautique. Il était très souvent à l’étranger pour son travail : Canada, Réunion, Martinique, Guadeloupe, Bora-Bora, Tahiti…, ajoute-t-il. Eddie n’a pas fait de grandes études, il n’avait peut-être qu’un CAP de carrosserie automobile mais il était très débrouillard et surtout pas fainéant. » Samedi soir, sa fille avait publié un appel à témoin.

Arnaud Cazier

Agé de 41 ans, marié et père d’une fille, il habitait une autre petite commune, Crillon, à 17 km de la préfecture de l’Oise. Sa femme, Céline, s’est elle aussi confiée au Parisien. « Il m’a appelée vendredi soir à 17h42 pour me dire que tout allait bien… Il m’a prévenue que, pour une fois, ils allaient manger un bon repas ensemble avec ses collègues Eddie et Antonio. Arnaud se faisait une joie de rentrer. Ils étaient partis le 5 janvier et tous devaient reprendre l’avion dimanche soir… Nous devions fêter notre vingtième anniversaire de mariage le 30 janvier. On ne le fera pas… », raconte Céline, qui garde le « souvenir d’un mari généreux qui donnait tout ce qu’il avait et engrangeait les missions pour nous assurer un confort matériel ».

Antonio Basto

Agé de 52 ans, Antonio Basto travaillait également pour la société Scales et résidait en Seine-Maritime, à Bosc-Hyons, selon BFMTV. Mais il n’était pas de nationalité française, puisqu’il était Portugais. Ce qui explique pourquoi le ministère des Affaires étrangères a confirmé la mort de deux Français, et non trois. Antonio Basto résidait en France depuis 1981 et était marié à une Française. Son rapatriement et ses obsèques seront pris en charge « au même titre que nos deux compatriotes décédés », a indiqué un porte-parole du quai d’Orsay. Sa famille est éligible à une indemnisation par le Fonds de garantie des victimes des attaques de terrorisme et autres infractions (FGTI), selon ce porte-parole.

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