L'hôtel Splendid, à Ouagadougou, le 25 mai 2008.
L'hôtel Splendid, à Ouagadougou, le 25 mai 2008. - Zenman / Wikimédia Commons
  • Des explosions se sont produites à 19 h 30 locales à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, et des hommes, trois ou quatre, ont déclenché une fusillade
  • Un hôtel et un café fréquenté par des Occidentaux ont été ciblés
  • L’attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique
  • Il y aurait une prise d’otages en cours

La situation est inédite dans la capitale du Burkina Faso. Des hommes armés ont attaqué un restaurant et un hôtel de Ougadougou fréquentés par des Occidentaux vendredi soir, faisant au moins une vingtaine de morts et retenant des otages, une opération revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique moins de deux mois après une attaque similaire au Mali.

C'est vers 19h45 locales (20h45, heure de Paris) que des tirs nourris et des détonations ont éclaté dans le secteur de l'hôtel Splendid et du café restaurant Cappuccino voisin, deux établissements du centre de Ouagadougou prisés par les Occidentaux, a constaté un journaliste de l'AFP à proximité des lieux.

Proche de l’aéroport international de Ouagadougou, l’hôtel Splendid, un établissement quatre étoiles de 147 chambres, est régulièrement fréquenté par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes. Le café est lui aussi prisé par une clientèle étrangère.

Une dizaine de voitures brûlaient dans la nuit sur l'avenue Kwame Nkrumah, une des principale artères du centre de la capitale où sont situés les deux établissements. Les coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon ce qu'a pu distinguer ce journaliste de l'AFP. Un témoin a affirmé avoir vu quatre assaillants «enturbannés et de type arabe ou blanc». Des tireurs se sont retranchés dans l'hôtel, où ils retenaient un nombre inconnu d'otages, selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry.

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Le directeur du principal hôpital de Ouagadougou a évoqué un premier bilan d'une «vingtaine de morts», un employé du Cappuccino joint par l'AFP indiquant de son côté que l'attaque contre cet établissement a fait «plusieurs morts».

Le quartier était bouclé par les forces de sécurité et vers 23h30 un assaut était en préparation, avec un appui possible des forces étrangères, notamment françaises, présentes au Burkina, selon le ministre.

Des forces spéciales françaises et des militaires américains sont stationnées dans ce pays, engagé dans la lutte anti-jihadiste au Sahel.

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